‹ Travailler a son ameChapitre 111 sur 168 · Marc, xv, 39. — Vere hic Filius Dei · texte numérisé non relu

Marc, xv, 39. — Vere hic Filius Dei

Mais dans TEucharistie, pas une échappée de lumière, pas un rayon. Rien que de Tombre et des anéantissements qui renversent toute raison humaine. Nos sens eux-mêmes sont en pleine déroute. Dégradé volontaire, Jésus a laissé tomber tousses attributs de gloire. Il s'est constitué Tesclave de l'amour, de la prison, de rhoslie. Ce n'est pas seulement la divinité qui se cache, c'est aussi l'humanité. Laiet et humanitas*.

C'est en vain, n'est-ce pas, mes enfants, que vous cherchez du regard les lèvres bénies de votre Sauveur, ses yeux pénétrants et doux, ou du moins la frange de son vêtement. Moi-même, tout à l'heure, quand le prêtre a brisé la sainte hostie, j'ai prêté l'oreille pour entendre le battement du Cœur de mon Jésus, et je n'ai entendu que le faible bruit que semble faire un pain rompu...

Oh ! oui, cher anéanti de la sainte hostie, divin captif du sacrement, nous croyons en vous. Nous vous voyons dans votre parole. Nous nous tenons plus assurés de voire présence que si nos yeux mortels TOUS contemplaient face à face.

Credo quidquid dixit Dei Filius :

Nil hoc veritatis verbo verius*.

O Dieu caché, je me plonge les yeux fermés dans les ténèbres sacrées du mystère eucharistique. Je crois en vous. Je crois qu'avec la sainte hostie vous allez passer vous-même en moi, tout entier, oui, vous,

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