‹ Travailler a son ameChapitre 112 sur 168 · rf., ibid · texte numérisé non relu

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ô pain des anges, Dieu éternel, soleil qui remplissez le ciel des cieuxde vos clartés, de vos allégresses, de votre bonheur... Comment fera-t-elle, ma pauvre âme d'enfant, pour ne pas éclater? Je n'en sais rien, et je dis avec Bossuet : Je m'y perds ; mon esprit est confondu; jai le vertige; mais je crois! Je crois, ô mon Jésus, parce que vous m'avez donné votre parole de Dieu et parce que je crois à l'amour. Et nos credidimiis caritati ^ .

Enfin, mes chers petits, une dernière fois humiliezvous. Vous savez bien que vous n'êtes pas dignes de vous approcher de Dieu, et moins encore de le recevoir chez vous. Rappelez-vous ce que disait Jean- Baptiste, l'austère prophète, si grand et si pur : « Je ne suis pas digne de dénouer les cordons de sa chaussure-. » Il est très vrai, mes pauvres enfants, que personne n'en est digne, pas plus les anges que les hommes : Dieu voit des taches dans la splendeur des anges ^. Pas même l'immaculée Vierge Marie. Est-ce que rÉglise ne chante pas de la Mère de Dieu : « Non horruisti virginis uterum'' ? Vous n'avez pas eu horreur de son sein virginal. » Et nous, prêtres, dont les mains ont été consacrées par des onctions puissantes, nous que Jésus-Christ a daigné appeler ses amis : Jam non dicamvos servos,. . . vos aulem dixiamicos '', avant de

1. IJoan. IV, 16. — Cf. les incomparables MécliUdions de Bossaet sur la Cène, première partie, de la vingt-deuxième journée à la soixante-cinquième.

2. Luc. III, 16. — Non sum dignus solvere corrigiam calceamentorum ejus.

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