Ps. cm. 2o
Forêts et feuillages, jeux d'ombre et de lumière, couleurs et parfums, flots des mers, feux du ciel, visage et regard de Thomme, vous uêtes pour moi <ïu'un transparent au travers duquel m'apparaissent les charmes exquis de la beauté de Dieu.
Oui, l'univers porte la signature du Créateur et comme le sceau roval de l'Ouvrier divin.
Habituez-vous, mes chers amis, à voir Dieu dans la création, à le bien voir. Vos poètes l'ont mal vu. L'instinct du surnaturel, qui est au fond des âmes, s'est égaré en eux. Chez les Grecs et chez les Latins, il s'est fourvoyé jusqu'à l'idolâtrie. Ces païens n'ont-ils pas divinisé toutes les forces, tous les phénomènes de la nature, et adoré l'œuvre en méconnaissant l'ouvrier?
Nos contemporains, eux aussi, adorent la nature. Les uns la ravalent; les autres l'idéalisent. Tous radorent^<(Je liens les idéalistes, malgré toute apparence contraire, pour les plus dangereux. Ils s'abandonnent à je ne sais quelle rêverie délicieuse. Qu'estce que leur poésie, sinon, sous couleur de religiosité, un panthéisme sensuel, une évaporation voluptueuse de l'àme dans les choses? Que trouvez-vous au fond de leurs livres, quand vous y trouvez quelque chose ? On l'a dit spirituellement : « Vn sensuahsme en dévotion d'idéal * >S)