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TRAVAIL, DOL'LEUR ET MORT 27f
de roule, quand vous vous appuierez sur eux, se briseront comme un roseau et vous blesseront. Aux heures désolées où vous aurez besoin de reposer votre tête douloureuse sur une épaule amie, vous ne trouverez personne. Vous serez seuls!... Rêves charmantsqui sont « la grâce de l'aurore dans le jour long et sombre de la vie' », à jamais détruits î les amitiés d'enfance dévastées ! les chastes amours que Ton avait cru éternelles, éteintes, profanées peut-être f Seuls, pour gravir les derniers et glacés sommets ! La parole amère s'échappera de vos lèvres : « Mon âme est triste à mourir! Tristis est anima mea usque ad mortem-l »
Dès maintenant, mes chers enfants, acceptez avecrésignation, avec douceur, et, s'il se peut, avec joie, la loi de la souffrance, sous la forme où il plaît à Dieu de vous la manifester au collège : ennuis, privations, humiliations, punitions, contrariétés, maladie. C'est une épreuve salutaire qui formera l'homme en vous,, et le chrétien.
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur,
dit le poète. Le travail a prosterné l'orgueil du rof révolté. La douleur réprime la concupiscence. Le corps qui l'aggrave, elle l'affaiblit ; ce cœur qui facilement se durcit dans l'égoïsme. elle l'attendrit; ces fautes qui déshonorent en nous l'image de Dieu, elle les emporte dans ses larmes; elle purifie nos^ âmes; elle fait éclater nos vertus. Volontiers je com-