Mafth. XXVI
parerais la douleur au feu de Tautel qui dérobe à Tencens son parfum, ce parfum qui monte vers Dieu^
Et Lieu dit à Adam : « Tu ynangeras ton pain à la sueur de ton front^ Jusqu'à ce que tu retournes à la terre d'où tu as été tiré; car tu es poussière^ et tu retourneras en poussière. »
La mort, voilà la troisième conséquence du péché et la troisième loi du monde déchu.
Je ne vous demanderai pas, mes chers amis, si ce dernier anathème s'est réalisé. Déjà, peut-être, vos ' yeux d'enfants, où rayonne encore la lumière du berceau, vos veux d'adolescents où éclate la flamme de la vie, ont vu la mort. Des êtres chers vous ont quittés : un frère, un père, votre mère, et vous avez supplié Dieu de vous faire descendre avec eux dans \ la tombe. Ayez courage, votre tour viendra, mon enfant, bientôt vous allez mourir. Vous ne savez pas encore précisément quelle grande chose c'est la mort. Voilà pourquoi Tinfînie Bonté vous a octroyé quel- \ ques jours de plus pour en goûter, si je Tose dire, l'austère saveur. La mort, c'est une ouvrière céleste. ' L'homme révolté avait prétendu garder la vie, en dépit de Dieu, non pas une vie quelconque, mais la vie immortelle. Créature insensée! Tu oubliais donc que la force souveraine est aux mains du Créateur! Cette