‹ Travailler a son ameChapitre 146 sur 168 · Philip. II · texte numérisé non relu

Philip. II

280 SAINT JOSEPH ET l'obÉISSANCE

bordinations. Per unius obediiionem justi constituentur multi ^ .

Voilà le bienfait dont nous sommes redevables à Jésus, l'exemple quil nous adonné, le chemin qu'il nous a ouvert, le devoir qu'il nous a prescrit, si bien que toute vertu, toute perfection, toute justice se résument dans Fobéissance. L'amour lui-même se prouve et se consomme dans Tobéissance. Saint Vincent de Paul a bien dit : « La perfection de Tamour divin ne consiste pas dans les extases ; elle consiste à faire la volonté de Dieu. » L'amour n'est vrai, il n'a de valeur et de saveur, de sève et d'arôme, en un mot, de perfection, que s'il est obéissant, que s'il fait la volonté de l'être aimé. « Gomme mon Père m'a aimé, disait Notre-Seigneur à ses apôtres, moi aussi je vous ai aimés. Demeurez dans mon amour. Si vous obéissez à mes commandements, vousdemeurerez dans mon amour, comme moi-même j'ai obéi aux préceptes de mon Père et je demeure dans sonamour^. » — « Voici venir le prince de ce monde, disait-il encore. Il n'a aucun pouvoir sur moi ; mais il faut que le monde sache que j'aime mon Père et que l'ordre qu'il m'a donné, je l'accomplis. Allons au Calvaire... Ut cognoscat mundus quia diligo Pair em^ et sicut mandatuYii dédit mihi Pater, sic facio. Surgite^ eamus hinc ^, » L'obéissance jusqu'au sacrifice, et l'obéissance par amour : Quœ placita sunt ei, facio

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