Id. XIV
SAINT JOSEPH ET l'oBÉISSANGB 281
seviper\ telle est la loi. Elle ne souffre pas de dispense. Elle est universelle. La grâce du salut y est attachée. On peut dire d'elle, comme de la Vierge Marie, qu'elle est la porte du paradis.
Ce trait caractéristique de la physionomie de Jésus^ nous le retrouvons en Joseph. On peut dire de Joseph qu'il avait déjà les vertus chrétiennes avant le christianisme, et j'aperçois sur son visage comme un rayonnement de la sainte Face. Aux sommets des montagnes, ne voit-on pas les réverbérations de l'aurore avant Taurore elle-même ?
Avant Notre-Seigneur, mais déjà dans sa grâce, Joseph a obéi. Joseph n'a pas fait autre chose sur la terre que la volonté de Dieu. Quœ plactta sunt eiy facio semper. Un édit du César païen l'envoie, pour le recensement, de Nazareth à Bethléem : il y va. Jésus y vient au monde, et, de la sorte, grâce à Joseph, la prophétie de Michée s'accomplit : « De toi, ô Bethléem Ephrata, la plus petite entre les villes de Juda, de toi doit venir Celui qui dominera sur Israël 2. » Hérode veut mettre à mort l'Enfant Jésus. Un ange apparaît à Joseph pendant la nuit et le réveille, pour ainsi dire, en-sursanl : « Lève-toi, prends la mère et l'enfant; fuis en Egypte et reste là jusqu'à