‹ Travailler a son ameChapitre 148 sur 168 · Joan. VIII · texte numérisé non relu

Joan. VIII

2. V, 2. — Et tu, Bethléem Ephrata, pan'ulus es iu millihus- Juda ; ex te mihi egredietur qui sit dominator in Israël.

282 SAINT JOSEPH ET l'oBÉISSANCE

ce que je t'avertisse ^ » Joseph se lève sans objection, sans plainte ni murmure, et il part. Hérode meurt. L'ange apparaît de nouveau à Joseph : « Retourne en Israël; ils sont morts, ceux qui en voulaient à l'Enfant 2. » Docile à la voix de l'ange, Joseph revient, et la prophétie d'Osée : « J'ai rappelé mon Fils de l'Egypte ^, » lui doit son accomplissement. Joseph a obéi, et par son obéissance, non seulement il a accompli les prophéties, mais vous le voyez, il a sauvé son Sauveur.

Si Joseph n'avait pas obéi, si Hérode avait pris l'Enfant et qu'il l'eût tué, que serait-il arrivé ? Vous ne vous êtes sans doute jamais posé cette question, mes chers enfants ?

Assurément la Rédemption du genre humain eût été complète. Mais nous n'aurions pas eu le fécond exemple de la vie cachée. Nous n'aurions pas eu les enseignements, les vertus et les miracles de la vie publique. Nous n'aurions pas eu le saint Évangile. Entendez-vous, mes chers enfants ? Nous n'aurions pas eu l'Évangile : tant de pages ravissantes qui font la joie de vos âmes, tant d'images exquises, de touchantes paraboles, de scènes sublimes; — le lys,

\. Mat th. II. 13. — Surge. et accipe puerum et matrem ejus, et fuge in ^gyptum, et esto ibi usque dum dicam tibi.

2. Matth. II, 20. — Vade in terram Israël : defuncti sunL enim qui quserebant animam pueri.

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