‹ Travailler a son ameChapitre 157 sur 168 · Ps. V, 11. — Sepulcrum patens est guttur eorum · texte numérisé non relu

Ps. V, 11. — Sepulcrum patens est guttur eorum

tage M du père de famille en ridiculisant son ignorance naïve, ont bientôt troublé le cœur de Tenfant, et, en piquant sa curiosité, l'ont fait rougir de son innocence * .

Tout à coup, il lui semble que l'atmosphère lumineuse et sereine de son âme s'est agitée. L'image du Dieu de sa première communion a pâli. Il a entrevu, il a entendu l'Esprit mauvais, dont le regard, le sourire, la parole troublent son esprit. Sa foi résiste pourtant, soutenue qu'elle est par les profondes impressions de son éducation première et par la grâce. Mais, fils d'un père déchu, fils d'Adam, il porte au dedans de lui ce que saint Paul appelle une « réponse de mort 2 » ; il lutte contre un ennemi qui a mille intelligences au fond de son cœur plein d'angoisses...

Hélas ! et encore hélas! Vous avez fini, mon pauvre enfant, par vous laisser entraîner. Un jour, la tentation a été plus forte. Vous écoutiez avec plus d'avidité. Sans doute aussi, ce jour-là, la voix du démon, transfiguré en ange de lumière, était plus douce, plus caressante, plus insinuante... Le crime est consommé. Jésus s'en est allé, et Satan a pris sa place. Introivit in eum Satanas^. Alors aussi le démon a allumé luimême le foyer de la concupiscence, et bientôt le corps entier n'est qu'un holocauste au feu d'enfer.

Tel est le premier acte de cet horrible drame.

Et l'enfant? croyez-vous qu'il pleure? Il rit peutêtre. Le rire est son premier châtiment. Les larmes viendront plus tard.

1. Voyez en saint Luc. xv. 11 et sq., la parabole du Prodig^ue.

2. II Cor. I, 9. — Ipsi in nobismetipsis responsum mortis habuimus.

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