Luc. XV
Mes chers enfants, ne soyez jamais de ces pro- [digues. Vous auriez moins d'excuses que ceux qui dans le monde s'ég-arent. Des lumières plus complètes, des grâces plus abondantes vous créent de plus impérieux devoirs. Non, ne soyez pas de ces prodigues. Mais enfin, si la faiblesse, les mauvais exemples, les lectures dangereuses, les conseils perfides, toutes ces influences perverses qui se résument dans le nom de « concupiscence », vous attiraient plus tard au mal, imitez du moins le prodigue de TÉvangile jusqu'à la fin, jusqu'au repentir, aux larmes, au retour à la maison paternelle. Comme lui, vous y retrouverez et les amis, les vrais amis, et le vieux père, et la robe blanche, stolam prùnam\ la robe du baptême, la robe de la première communion.
La troisième figure est celle de l'apôtre vierge^ l'apôtre bien-aimé, saint Jean.
Saint Jean ! Voilà le modèle de la plus inviolable fidélité à tous les appels divins! Voilà le type que^ nous présenterons toujours à vos admirations, à votre amour, à votre imitation !
Vous le savez, Jean était fils de pêcheur, pêcheur lui-même. Toute sa richesse est à l'intérieur. C'est une âme blanche, une âme très pure. Jean est vierge. Disciple du Précurseur, dès qu'il eut, au bord du