‹ Travailler a son ameChapitre 166 sur 168 · Luc. XV · texte numérisé non relu

Luc. XV

312 JE m'en vais a mon père

béni du Cœur de Jésus : la Pelite-Œuvre ; j'entends le paradis de la grâce sanctifiante qui vous prépare le ciel de la gloire. Qu'allez-vous faire maintenant? Parce que vous êtes en état de grâce, est-ce que vous^ allez vous arrêter? Enfants, marchez toujours. Vous n'êtes pas plus avancés que saint Paul, n'est-ce pas?" Eh bien ! vous savez ce qu'il disait à ses chers chrétiens de Philippes : « Ego me non arbitrer cojnprehendisse^ ; Je ne crois pas être arrivé. 11 me reste quelque chose à faire... » — Quoi donc, grand apôtre? — « Uniim autem, qux quidem rétro smit obliviscens, ad ea vero qux sunt 'priora^ extendens 'tneipsum ; Je doisoublier ce que j'ai fait et tout le chemin parcouru; il faut maintenant que je m'étende en avant... » Extendens meipsum; quelle parole! Elle avait saisi Bossuet,. et le grand orateur la commentait avec une sorte de frémissement : « Je m'étends. Que veut-il dire? Je fais continuellement de nouveaux efforts; je me brise, pour ainsi dire, et je me disloque moi-rnôme par l'effort continuel que je fais pour m'avancer; et cela incessamment, sans prendre haleine, sans poser le pied un moment pour m'arrêter... Je cours au terme de toutesmes forces^. » Ad destiyiatwn perseqv.or, ad hravium supernse vocationis Dei in Chrtsto Jesu^. Le terme, pour vous, mes chers enfants, et pour nous, c'est d'imiter le Maître au point de lui ressembler; c'est de devenir un jour d'autres Christs, des Christs immolés, des Christs aux mains clouées par l'obéissance et

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