Id. ni
orgueil gigantesque : « Venite, descendamus et confundamus ibi linguarn eorum '. Venez, descendons et confondons leur langage. »
Plus tard, Abraham, assis sous un chêne dans la vallée de Mambré, voit passer comme une ombre de la Trinité. Trois hommes sontdebout devant lui ; mais le vieux serviteur connaît les habitudes de son maître, il voit trois personnes et il n'adore qu'un seul Dieu : ({ Seigneur, dit-il, ai-je trouvé grâce devant toi? Et dixit : Domine^ si inveni gratiam in oculis tuis'^. »
Les prophètes se lèvent, et dans tous leurs discours il est question du Père, ou du Verbe, ou de l'Esprit. David a entendu le Très-Haut qui disait à son Fils, dans l'extase inénarrable de sa paternité : « Vous êtes mon Fils, je vous ai engendré aujourd'hui, asseyezvous àma droite^. » Une autre fois, il a entenduleFils qui répondait : Vous êtes mon Père et vous êtes mon Dieu"*. » Il a vu le Verbe affermissant les cieûx : Verbo Bofnini cœli firmati sunt ; et l'Esprit créateur donnant au firmament sa puissance et sa gloire : Et spiritu oris ejus oninis virtus eorum ^. Salomon a entrevu la Sagesse conçue avant les abîmes, enfantée avant les collines, la Sagesse qui préparait tous les êtres avant leur création, la Sagesse qui est le souffle des lèvres du Très-Haut, le pur éclat de la lumière éternelle, le miroir sans tache de la majesté de Dieu, rimage de sa bonté^.