‹ Travailler a son ameChapitre 61 sur 168 · Gènes, m · texte numérisé non relu

Gènes, m

406 l'homme déchu

parlez pas. Retenez votre respiration... Un peu d'air agité par votre main, un souffle, un son, et c'est fini... Voyez, vous venez de respirer, et iombre a disparue Voilà Tœuvre de la mort!... La mort, c'est la fin du temps, c'est la fin du monde, et c'est la dissolution du cadavre. Souvenez-vous-en!

Tout est dit, tout est fait, n'est-ce pas? Il ne reste à l'homme que son sépulcre. Solum mihi superest sejpulcrum ^.

Non, tout n'est pas dit; non, tout n'est pas fait... La tombe n'est qu'une hôtellerie. La demeure permanente est dans Téternité. La mort, qui est une fin, est aussi un commencement. Refermez donc cette fosse et laissez ce cadavre. La personne n'estpas là. Où estelle?

Vous ne l'ignorez pas, Messieurs, nous assistons à un formidable assaut contre la notion spiritualiste et chrétienne de l'immortalité. Les théories tapageuses de l'évolution en sont le prétexte. A entendre les prophètes nouveaux, l'idée d'une survivance personnelle a fait son temps. De l'homme, ce qui survit, c'est l'action qu'il a exercée autour de lui par son influence.

1. Voj'ez labbé Gerbet : Esquisse de Rome chrétienne, 1. 1, ch. m. Les Catacombes, p. d 82-184. Il y a là des pages sur lesquelles s'extasiait Sainte-Beuve, le Sainte-Beuve des ï^remières Causeries du lundi. Cf. le tome Vi% p. 390 et suivantes.

Page 1