‹ Travailler a son ameChapitre 69 sur 168 · Ps. L · texte numérisé non relu

Ps. L

ain rendue brutale par l'amour de Tart, tout ce u'il trouvait à sa portée, meubles de grand prix et ableaux de grands maîtres. Ne manquons pas le chefi 'œuvre. 0 les merveilles opérées dans une âme par e repentir!

Il n'y a pas de créature si misérable qui n'ait enore quelque bon sentiment par où viendra le salut, lappelez-vous cet homme qui naguère est monté ur l'échafaud. Il se vantait de ses crimes. Il s'en faiait comme une auréole monstrueuse. Il était tombé '.u-dessous du mépris des plus vils. Sorte de fauve [ui mettait sa gloire à poignarder les femmes... En un epli caché de son âme, il y avait encoj-e un coin pur : il l'avait pas oublié sa mère; il l'aimait, et quand on ui en parlait, il pleurait, le monstre ! Vous le voyez, lans cette âme, en apparence damnée, il y avait un ;entiment par où pouvait germer le repentir; dans ce îloaque, il y avait une place nette où Jésus pouvait )o.ser ses lèvres et racheter, par une goutte de son iang, ce misérable. Tombez, sang de Dieu, avec l'ablolution du prêtre, tombez sur ce criminel, purifîeze, sauvez-le.

C'est fait. Le repentir est déjà une réparation. Du'est-ce à dire, sinon qu'il enlève à TofTensé toute •aison de demeurer irrité et de maintenir l'offenseur m disgrâce^? Le repentir est déjà une purification : il îfface les taches, les difformités, les laideurs, et, avec .'absolution du prêtre, le signe de la Bête et la signa-

1. Pour éviter toute exagération sur cette doctrine si délicate, ine note ne sera pas inutile. Elle est du P. Ghastel, jésuite {Co?'- 'espondant du 2o janvier 1860. La religion naturelle et la religion mrnaturelle, à propos du déisme de M. Jules Simon) et nous la

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ture de Salan. Le repentir est une restauration : il, relève tout dans Tâme, comme dans un tem.ple ébranlé^ et profané, les colonnes, les statues, Fautel et le tabernacle. Les saints mystères peuvent recommencer, Lencens fumer de nouveau, et Jésus-Christ peut descendre dans ce cœur renouvelé comme dans un ciboire purifié. Oh! puissiez-vous, mes chers pénitents, entrer dans ces bienheureuses dispositions ! Vous aussi, vous mériterez d'entendre celte parole du prophète à David : « Dominus tratvstiUit peccatum tuwm ^ . Le Seigneur vous a enlevé voire péché. »

Un cœur vraiment contrit ne croit pas avoir tout fait parce qu'il a obtenu son pardon. Dirislincl il sent que la miséricorde ne peut supprimer la justice : de quelque manière il doit être châtié. De là, mes cher.amis, la pénitence sacramentelle. Elle est bien légère, n'est-ce pas? et elle vous paraît bien insuffisante.

trouvons dans le Résumé du Cours d'Histoire ecclésiastique d892-93, professé parle R. P. Largent, à la Faculté de Théologie de Paris, p. 50, oi :

« On simagine facilement que, pour effacer une faute et laj faire pardonner, il suffît de s'en repentir... Que Dieu puisse, s'iT le daigne vouloir, se contenter d'un pareil retour de sa créature et lui pardonner sa faute par une infinie miséricorde, je ne leveux pas nier. Ce que je nie, c'est qu'il y soit aucunement obligé I)ar sa bonté infinie. Ce que j'affirme en connais.sance, c'est que, sans les promesses et les secours de l'ordre surnaturel, l'homme, n'aura jamais aucune assurance de son pardon. »

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