‹ Travailler a son ameChapitre 73 sur 168 · Is. LU · texte numérisé non relu

Is. LU

2. Ici. IX, 6. — Factus est principatus super humerum ejus : et

nir se découvre aux regards du Voyant, son enthousiasme s'élève; il ne raconte plus, il chante : « Son empire ira s'étendant, et la paix qu'il y fera régner sera sans fm et sans limites V... En ce temps-là, l'œuvre de la justice sera la paix. Une ère de sécurité éternelle commencera. Mon peuple sera établi et comme assis dans une splendeur de paix imperturbable. Sous les tentes qui l'abriteront régnera la confiance, et il jouira d'un repos opulent-. » Quelle prophétie radieuse I Quels magnifiques desseins de notre Dieu sur nous, et que le Psalmiste a raison de s'écrier : « 0 Jérusalem, loue le Seigneur ton Dieu. Jubile, applaudis, éclate en transports; le Dieu qui t'a fondée, à toutes les frontières a mis la paix"^ I » Voilà l'Ancien Testament. Voici le Nouveau : Les anges de la nuit de Noël font écho à la voix des prophètes, quand ils viennent nous annoncer la paix : « Gloire à Dieu dans les hauteurs ! et sur la terre, paix aux hommes de bonne volonté '• î »

A son tour, pendant sa vie publique, Notre-Seigneur ne cesse de prêcher la paix. Dès son premier discours, le Sermon sur la montagne, il proclame

Tocabitur nomen ejus Admirabilis. Consiliarius, Deus. Fortis, Pater futuri saeculi, Piinceps pacis.

1. Is. ibicl. 7. — Multiplicabitur ejus imperium, et pacis non erit finis.

2. Ici. XXXII, 17. — Et erit opus justitiae pax, et cultus justitiae silentium. et securitas usque in sempiternum. Et sedebit populus meus in pulchritudine pacis, et in tabernaculis fiducice, et in requie opulenta.

3. Ps. cxLvii, 12-14. — Lauda, Jérusalem, Dominum : lauda Deumtuum. Sion.Quoniam confortavit seras portarumtuarum.., qui posuit fines tuos pacera.

4. Luc. II, 14. — Gloria in altissimis Deo, et in terra pax hominibus bonœ voluntatis.

bienheureux les pacifiques : on les appellera les Enfants de Dieu! 11 promet, non pas aux violents, mais il ceux qui sont doux, la possession de la terre '.

Au jour de son triomphe, qui forme la haie sur son passage ? Cherchez les lances, cherchez les épées. Où sont les hommes d'armes? Vous ne voyez que de pauvres gens avec des palmes et des branches d'olivier. Jésus n'a pas oublie le titre que lui décernait le prophète : il est le prince de la paix ; il est le roi qui vient dans la mansuétude-.

Et, quelques jours plus tard, quand les acclamations ont cessé, quand la foule ne vient plus à lui avec des rameaux pacifiques, mais avec des soldats et des glaives, il prononce cet analhème : « Pierre, remets ton épée au fourreau; car ceux qui tirent Tépée, périront par l'épée^. »

Écoutez le bon Maître instruisant ses disciples : « Lorsque vous entrerez dans les maisons, saluez en ces termes : Pax huic domui ''. Que la paix soit dans cette demeure ! »

Avant de les quitter pour gravir le Calvaire où il devait pacifier dans son sang la justice et la miséricorde, que leur dit-il encore sous forme de testament? « Je vous donne ma paix, je vous lègue ma paix, la mienne, pacem meam, et non pas celle que donne le monde. Non quomodo mundus daV\ »

1. Matlh. V. 4, 9. — Beati mites : quoniam ipsi possidebunt ■terrain. Beati pacifici : qiioniam filii Dei vocabuntur.

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