‹ Travailler a son ameChapitre 74 sur 168 · Luc. X · texte numérisé non relu

Luc. X

o. Joan. XIV, 21.

Au soir, au lendemain de la résurrection, et les jours suivants, on dirait qu'il n'a pas d'autre mol sur les lèvres : « Pax vohis. Paix à vous! » Les apôtres, qui Tavaient si lâchement abandonné, tremblaient sans doute. Pour les rassurer, et comme s'il voulait absolument les convaincre que la paix était faite, le glorieux ressuscité accompagnait sa bienheureuse salutation : Pax vohis ! d'un geste que saint Jean a remarqué et où se déclarent toute la délicatesse d'un homme et toute la miséricorde d'un Dieu : Ostendit latus *. Il leur montre cette plaie du côté au fond de laquelle battait son Cœur.

Que vous dirai-je encore, mes chers amis ? Sinon que saint Paul, d'un mot, a mis en lumière le sens profond du saint Évangile. « Évangile », vousle savez, veut dire : « Bonne Nouvelle ». Saint Paul a précisé le sens de cette bonne nouvelle, en l'appelant la bonne nouvelle de la paix. Evangelium pacis ^.

Oui, chers jeunes gens, évangile de paix pour l'esprit par la foi qui lui donne toutes les fermetés et toutes les allégresses de la certitude. Evangile de paix pour le cœur par les sacrements qui conservent ou qui rendent la pureté à la conscience. Évangile de paix pour la famille par ses préceptes de respect, de concorde, de support mutuel, de mutuel pardon, s'il le faut, et d'amour. Évangile de paix pour les patries par cette loi suprême de toute politique : « Rendez à César ce qui est à César et rendez à Dieu ce qui est à Dieu^. »

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