Gaume. Traité du Saint-Esprit
SATIABOR 161
quitter*. » Elle a ce coup d'œil ferme et fier qu'elle doit à son baptême et aux effusions de T Esprit de Dieu, le regard de Taigle. Elle est nette dans ses affirmations et intrépide; elle ne varie jamais dans son Credo ni ne chancelle.
Croyez-le bien, Messieurs, il n'y a pas de science profane qui puisse être mise en comparaison avec la science chrétienne. Du catéchisme élémentaire au grand cours de théologie, quel admirable enchaînement de vérités civilisatrices ! et quelle ascension dans la lumière ! Oui, le plus merveilleux monument scientifique qui soit au monde, c'est le catéchisme développé par ces hommes de génie qui sont les Pères de l'Église et les Docteurs, depuis saint Justin le philosophe. Clément d'Alexandrie, Tertullien, Origène, saint Augustin, saint Anselme, saint Thomas d'Aquin, jusqu'à Fénelon, jusqu'à Bossuet, jusqu'au P. Lacordaire, et pourquoi ne le dirais-je pas? jusqu'à ce P. Monsabré qui, du haut de la chaire de Notre- Dame de Paris, durant vingt années, a fait luire le splendide soleil de la vérité catholique, jusqu'à M-"" d'Hulst, moraliste profond, écrivain peut-être immortel. Ah ! Messieurs, quelles actions de grâces ne devons-nous pas à notre Dieu !
Et cependant, je l'avouerai, ces vives lumières de la foi ne me suffisent pas. « Croire, a-t-on dit-, c'est voir dans l'ombre. » Je me lasse de voir dans l'ombre. Je me lasse de croire. Je me fatigue à étayer mes espérances sur des raisons tirées de l'invisible. Il y a