‹ Travailler a son ameChapitre 87 sur 168 · M»» Swetchine · texte numérisé non relu

M»» Swetchine

TKAVAILLER A SON AME. — H.

162 • SATIABOR

des heures où il me tarde de déchirer le voile, et j& crie à Dieu avec le poète :

Vers vos divins soleils je me tourne en pleurant.

C'est la vision de la vérité qu'il me faut.

Ah ! sans doute, je vois Dieu dans la création^ mais seulement par reflet et comme dans un miroir. Je le veux voir face à face. Facie ad faciem^. Je le veux voir, non plus dans les feux du firmament ni dans les flots de la mer, non plus dans les figures, non plus dans les prophéties, ni dans les mystères; ni dans ces leçons particulières ou publiques qui nous rappellent si souvent sa grandeur et sa puissance, sa justice et sa miséricorde, ni dans les communications intimes de la grâce, ni même dans le cœur à cœur de la communion, mais en lui-même! C'est lui que je veux voir, à visage découvert, revelata facie -, et tel qu'il est, sicutiest. Jailes mêmes besoins, les mêmes aspirations, les mêmes audaces que l'apôtre saint Paul. Je veux voir Dieu, mon Dieu, le toucher. Quserere Dcum, si forte attrectent eum^. Je le veux connaître, comme il me connaît. Cognoscam sicut et cognitiis sum^. Voilà le désir ardent qui est au fond de mon âme et qui sera rassasié dans la gloire. Satiabor cum apparuerit gloria tua.

i. 1 Cor. XIII, 12.

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