‹ Travailler a son ameChapitre 88 sur 168 · I Cor. XIII · texte numérisé non relu

I Cor. XIII

SATIABOR 163

Oui, mon frère l'ouvrier, un jour viendra où lu ne seras plus enveloppé de ténèbres, où tu ne seras plus humilié dans ton ignorance ; un jour viendra où des clartés merveilleuses inonderont ton âme, et, soudainement, dans cette vision céleste, tu verras des vérités que n a point soupçonnées Platon et que n'a point connues Malebranche. « Crois seulement, ô mon frère, et espère, parce que c'est maintenant l'heure de croire et l'heure d'espérer ^ »

Et vous les passionnés de la science, continuez vos recherches : mesurez la marche des planètes ; soumettez la mécanique céleste à votre calcul ; constatez la nature des étoiles; percez la brume des nébuleuses; réglez, si vous le pouvez, le mouvement désordonné des comètes^... J'applaudis à vos savants et courageux travaux. Car, au fond, ce que vous cherchez, c'est Dieu. Mais, cherchez-le non par vos seules lumières, non pas dans l'orgueil d'une pensée solitaire; vous tomberiez sous la parole de notre vieux Corneille :

Dieu ne s'abaisse point vers des urnes si hautes.

Cherchez-le dans l'humilité. Cherchez-le, appuyés sur la foi. La raison. Messieurs, est à la base de la

1. L'abbé Perreyve. Voir dans ses œuvres posthumes le sermon De la vie future, publié, du vivant de l'orateur, dans xxViQ Station à la Sovhonne. Nous nous en sommes inspiré pour ce discours.

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