‹ Travailler a son ameChapitre 89 sur 168 · J.-B. Dumas · texte numérisé non relu

J.-B. Dumas

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foi. Faites à Dieu Thonneur de le croire sur parole. Cet hommage est nécessaire de votre intelligence créée, vas>ale, à la suzeraineté de celui que Fénelon appelle la Raison-Dieu. Implorez-le souvent : il est le père des lumières; il laissera tomber sur vous quelque rayon de sa science infinie. Et Fheure viendra où vous saurez le fond des choses, où vous aurez découvert les raisons secrètes qui vous tourmentent. Vous entrerez dans la vérité pleine, dans la révélation éternelle, dans la joie et dans la paix d'une intelligence rassasiée par la vision de Dieu. Sotiahor cum aïj'paruerit gloria tuaK

Et nous, mes amis, nous les fidèles, nous qui adorons sans voir, nous qui adhérons sans entendre, nous qui nous comportons avec Dieu comxme des petits enfants avec leur père, croyant à sa parole sans la comprendre encore, patience ! Le temps de Tépreuve touche à sa fin. L'heure va sonner de la grande révélation. J"ai vu, dit saint Jean, un ange qui était debout devant le soleil. Et il s'écria d'une voix forte, en s'adressant à tous les oiseaux qui volaient dans les régions du ciel, c'est-à-dire aux âmes qui ont des ^ ailes comme les oiseaux : « Venez, rassemblez-vous | pour le grand banquet de Dieu ^... » Banquet de lumière ! *

Banquet de lumière!... Oh! que j'ai bien dit!

Voici le ciel des cieux avec ses profondeurs infinies

1. Saint Augustin a très bien dit, dans le De Vita beata : Illa est igitur plena satietas animoruiu, hœc est beata vita, pie perfecteque cognoscere a quo inducaris in veritatem.

2. Apoc. XIX, n. — Et vidi unum angelum stantem in sole, et clamavit voce magna, dicens omnibus avibus, quae volebant per médium cœli : Venite, et congregamini ad cœnam magnam Dei.

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et les splendeurs d'un jour qui ne s'éteindra jamais : Non occidet ultra sol tims ' . Et dans cette lumière de l'éternel midi, voici Dieu î Notre Dieu ! Voici Jésus- Christ, Verbe éternel. Verbe incarné, Fils de Marie I 0 vision bienheureuse ! Oh î quelle récompense de ma foi ! Quoi I cet enfant que sa mère enveloppait de langes dans une étable, c'est vous. Verbe éternel, qui habitez l'inaccessible lumière! Quoi! cet adolescent qui gagnait son pain à la sueur de son front, c'est vous, ouvrier divin, créateur des soleils! Quoi! cet homme prosterné dans une nuit tragique, la face contre terre, qui pleurait, suait du sang, agonisait, tendait vers le ciel des mains suppliantes et demandait grâce, c'est vous, ô Tout-Puissant î Quoi! ce condamné qu'on insultait, qu'on a crucifié, ce corps mort qu'on déposait dans un sépulcre, quoi ! c'est vous, ô Dieu vivant! oui, c'est vous! je vous reconnais à ces plaies de vos pieds et de vos mains qui jettent des éclairs, à cette ouverture de votre poitrine au fond de laquelle rayonne, comme un soleil, votre Sacré Cœur. 0 mon Jésus, je vous vois dans votre ciel, parce que j'ai cru en vous sur la terre. 0 paradis, paradis de lumière! science parfaite! vision béatifique! apparition de la gloire de Dieu! Mon âme est rassasiée pour l'éternité. Satiahor cum apparuerit gloria tua.

Et maintenant, Messieurs, achevez vous-mêmes ce discours. Sursum corc/« / Les cœurs en haut! Bienheureux serez-vous, si l'on peut vous demander, comme aux apôtres après l'ascension du Sauveur : « Quid

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