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NOIE

La fig. 5 est une section transversale d'un pont ronslruil d'après ce principe , et montre la manière dont les tirans d'échaqie et les liens longitudinaux s'assemblent, le mode de construction d«j plancher, et comment l'assemblage supérieur servant en même temps au comble, est relié à la ferme du centre, qui par là permet au pont de résister à la pression horizontale. Ces toits sont généralement très surbaissés; ils contribuent ainsi à supporter la partie supérieure du pont.

La fig. 6 représente le plan ou plancher du pcjnt , ainsi que les moyens de rattacher les deux fermes extérieures à la ferme intérieure, et l'arrangement des solives d'enchevêtrure et des madriers.

La fig. 7 est une section d'une des fermes, et montre comment les joints sont alternés, et comment les chevilles sont réparties.

Ce mode de construction jouit des avantages suivans :

I ° De n'exercer aucune pression latérale contre les piles ou culées , par conséquent de n'exiger que des points d'appui ;

2" Que l'action de cette pression agit toujours dans le sens même du grain des planches dont il est construit, et tend par conséquent à garantir le pont de tout mouvement hors d'une direction rectiligne;

3° Qu'on peut toujours aisément se procurer les matériaux nécessaires à une telle construction ;

4° Que ces ponts offrent moins de prise à Taction du vent que les ponts cintrés, et par conséquent en sont moins ébranlés;

5° De pouvoir toujours procurer un passage d'eau entièrement horizontal, avantage très grand dans le cas des chemins de fer;

6° D'offrir une grande économie dans l'établissement de sa toiture;

7° D'admettre la construction d'un tablier mobile pour le passage des bàtimens à voile , sans rien Retirer de sa force et de sa solidité ;

8° De répartir sur un très grand nombre d'élémens l'action de la tension du pont, par conséquent d'offrir plus de garanties pour sa résistance;

m NOTE.

9° D'être d'une grande économie, surtout dans les pa}s où les bois abondent , puisqu'alors la dépense de construction n'est que de la moitié de celle des ponts ordinaires , et que , de plus , leur construction facile s'adapte au passage de grandes rivières dans les localités où la population encore faible ne pourrait subvenir à d'aussi grandes dépenses ;

10° De conserver au bois sa plus grande force , en supprimant les mortaises , et en les remplaçant par des chevilles , afin de résister plus avantageusement à la tension du pont ;

11° D'admettre une construction facile et légère pour une passerelle pour les piétons , soit en dehors , soit dans l'intérieur du pont , ainsi que le montre la fig. 5 ;

12° De pouvoir remplacer avec la plus grande facilité toute pièce qui l'exige.

Les nombreux exemples que présentent les États-Unis de ponts exécutés sur ce principe, et tout dernièrement son adoption au passage du chemin de fer de New-Brunswick à New-York (page 49), sont les meilleures recommandations que nous puissions signaler au lecteur pour démontrer la supériorité de ce genre de construction en bois.

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