A TRAVKRS L'ISTHME DE CAP COD
3G(lans les deux diicttioris , on aura par mois, i ,oHo bâlimcn» qui exigeront pour leur éclusafjo 54.,i34mètrc, cubes.
Ajoutant pour l'cvaporation et les filtrations , par mois. 171,066
CM aura pour total des dépenses d'eau 7 iî,»oo mètre» cube» ,
minimum de la quantité d'eau fournie par l'étang de Hcrriiig.
L'évaluation des dépenses, dans cette troisième hypothèse, rnonle à, 3, 1 33,8^3 fr. Siu- cette somme, 2,099,629 fr. sont pour les excavation», qui , sur une dUtance de i3,i3y mètres, s'élèvent à i,53G,o35 mètres cubes.
En comparant cette dernière évaluation des dépenses avec celle de la seconde hipollicsc, on trouve une différence de OG.3,302 fr., ou près de 27 p. 100 de plus, différence qui néanmoins se trouverait être compensée par le nombre double de bàtimens que pourrait admettre le
canal.
Planche F, 4* Hypothèse, fig. 4. Dans ces trois hypothèses on avait limité les fournitures d'eau : le nombre de bàtimens que pouvait admettre le canal devait donc être aussi limité; reste à examiner le cas où le nombre des bàtimens serait illimité. Pour arriver à ce résultat , on a examiné une quatrième hypothèse dans laquelle on suppose le fond du canal établi sur toute sa longueur, sur le niveau de la basse mer, dans la baie de Barnstable; les deux débouchés à la mer restant les mêmes que pour les trois premières hypothèses.
Afin que le canal puisse être alimenté par les eaux de la baie de Barnstable, on a donné au fond une pente de 2 décimètres sur toute sa longueur, depuis la baie de Barnstable jusqu'à la baie de Buzzard, où il se termine à 49 centimètres au-dessous de la basse mer dans cette baie. Cette pente facilitera le remplacement de l'eau dépensée pour l'éclusage à l'ouest. La profondeur de l'eau dans le canal devant être de 2 mètres 44 centimètres, sa surface sera à 2 mètres 44 centimètres au-dessus de la basse mer dans Barnstable, et à 2 mètres 15 centimètres au-dessus de la basse mer dans Buzzard, ou à 60 centimètres
au-dessous des marées ordinaires dans Barnstable, et à 73 ceptimètres au-dessus des marées ordinaires dans Buzzard.
Pour assurer l'entrée des bàtimens à toutes les hauteurs des marées, on a établi le radier des écluses à 2 mètres 44 centimètres audessous de la basse mer dans chacune des baies j leur chute variera avec les marées montantes ou descendantes.
Les fournitures d'eau provenant de la baie de Barnstable ont été calculées sur les différentes hauteurs de la marée au-dessus du niveau de l'eau dans le canal. Les marées de juillet 1825 ont ser>T de bases à ce calcul; il a été aussi supposé que l'eau nécessaire au canal s'écoulerait par des vannes rectangulaires qui présenteraient ensemble une ouverture horizontale de 3 mètres 66 centimètres. Les résultats de ces calculs donnent un volume d'eau égal à 1^,080,544 mètres cubes par mois, à peu près 40 centimètres par seconde.
Cette quantité d'eau devra subvenir aux pertes d'eau occasionëes par les filtrations et l'évaporation , ainsi qu'aux besoins de la navigation.
Le fond du canal étant , à une des extrémités, à 49 centimètres audessous de la basse mer, dans la baie de Buzzard, et se trouvant, à l'autre extrémité , de niveau avec la basse mer, dans la baie de Barnstable, tandis que la surface est à 1 mètre 22 centimètres audessous des marées extraordinaires, et à 61 centimètres au-dessous des marées ordinaires dans la même baie, le canal pourra être rempli presque dans un jour, et dès lors il ne nécessitera plus d'autres fournitures d'eau.
Le canal étant creusé à une profondeur de 3 mètres 5 décimètres au-dessous des marées ordinaires, dans Barnstable, et à une profondeur moyenne de 5 mètres 79 centimètres au-dessous du terrain naturel, on doit s'attendre qu'il recevra plus qu'il ne pourra perdre par les filtrations.
A TRAVERS L'ISTHME DU CAP COD. 1 V.i
Quant à l'évaporalion, elle peut être évaluée à (il millimètres par moisj ce qui, pour tout le canal, occasionerait une y>crle de IGpSGO mètres cubes.
Les dépenses d'eau pour l'éclusage, dans le passage d'un baiimeni, seront plus petites que dans les hypothèses prcrédentes d'un bief supérieur. En effet, le flot et le jusant ayant lieu sur les deux baies à de» intervalles différens, la chute des écluses de garde variera avec Theure de la marée : ainsi, dans Barnstable, la chute sera de 2 mètres 44 centimètres à la basse mer, et presque nulle pendant le temps que la haute mer conservera son niveau au-dessus de la surface de l'eau dans le canal 3 dans Buzzard, elle variera de quelques centimètres à 2 mètres 12 centimètres. Or, si on prend 3 mètres 5 déeimètrt's comme chiffre constant de la hauteur des marées ordinaires montantes ou descendantes dans Barnstable , et 1 mètre 42 centimètres pour celle des marées ordinaires montantes ou descendantes dans Buzzard , on trouvera pour résultat 97 centimètres pour hauteur moyenne de chute de l'écluse régulatrice de l'est, et 1 mètre 42 centimètres pour la hauteur moyenne de chute de l'écluse régulatrice de l'ouest.
Maintenant les bâtimens de 2 mètres 44 centimètres de tirant d'eau étant les plus larges qui puissent naviguer sur le canal, le passage d'un de ces bâtimens venant de la baie de Barnstable exigera à l'écluse de l'est un prisme d'eau avant pour hauteur
97 centimèti'es , ou 25i"" ô8
en tenant compte de l'espace compris entre le bâtiment et lesbajoyers.
A l'écluse de l'ouest, il exigera seulement la quantité d'eau contenue entre le bâtiment et les bajoyers, et évaluée à i<S6 G9
Total pour les deux écluses 436°^'- i"
Un bâtiment venant de la baie de Buzzard exigera à son passage, par l'écluse de l'ouest, un prisme d'eau ayant i mètre 4 ^ ceuii mètres de hauteur, ou 366 35
A reporter 366 35
Report 366 35
et à l'écluse à l'est seulement , la quantité d'eau contenue entre le l)âti-
ment et les bajoyers, ou i4o o6
;.; Total pour les deux écluses 5o6"'=-4i
quantités qui doivent être considérées comme majcùnurn , puisqu'on a supposé dans leur évaluation que les écluses étaient vides à chaque passage; ainsi , on aura pour maximum des dépenses d'eau , pour l'éclusage de deux bâtimens venant dans des
directions différentes 944'"'' 68
ou à peu près un dixième moins que dans la dernière hypothèse examinée .
INIais nous avons trouvé plus haut les fournitures d'eau évaluées
à 1,080,544 mètres cubes.
Si on en déduit pour l'évaporation • • • 16/268
il restera pour l'éclusage 1,064,276 mètres cubes,
volume d'eau qui assurerait le passage de Sj^So bâtimens, par mois ^ dans les deux directions, ou un tonnage beaucoup au-dessus des besoins présumables du commerce dans cette direction.
Dans ce calcul on a admis que les vannes resteraient ouvertes pendant tout le temps que la marée monte ou descend au - dessus de la surface du canal; ce qui ne pourrait avoir lieu, puisqu'on créerait ainsi un courant qui endommagerait les berges et retarderait la marche des bâtimens ;, tout en élevant inutilement 1^ surface du canal et augmentant la chute des écluses.
Il ne sera donc nécessaire de laisser les vannes ouvertes que la moitié du temps , ce qui réduira le nombre des bâtimens à 1,125 par mois , ou à presque 36 par jour, même nombre que celui fourni par la troisième hypothèse.
L'évaluation des dépenses dans cette quatrième hypothèse monte à. . 3,628,809 fr. Dans cette somme, 2,806,807 ^^'- ^^^^ pour les excavations qui, sur une distance de i3,i39 mètres, s'élèvent à 2,019,079 mètres cubes.
A TRAVERS i;iSTIIME DU CAP COD.
En résumé, les quatre Jijpolbèses examinées présentent le tableau comparatif suivant :
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