SUR LA
Phosphorescence des larves et des nymphes du G°'° Lampyris,
Par M. le D' Arexannre LABOULBÈNE.
(Séance du 8 Juillet 1863.)
Le but de cette note est d’appeler l'attention sur un fait déjà observé par De Géer et que j'ai pu confirmer à plusieurs reprises : la phosphorescence des larves du Lampyris noctiluca et d’autres espèces de ce genre. En causant avec plusieurs entomologistes d’un grand mérite, jai été surpris du doute qui s'élevait dans leur esprit quand je leur signalais la phosphorescence de ces larves. Un de nos collègues, M. le docteur Puton, de Remiremont (Vosges), a remarqué, pour la première fois, vers la fin de l’année dernière, cette propriété des larves de Lampyris; il en a été très étonné et il m’a fait part de ce qu'il croyait avoir déçouvert en m'’envoyant les insectes à l'appui.
« Le 40 octobre 1862, dit notre collègue, en passant dans une petite prairie enclavée dans le bois, je vis le gazon constellé de milliers de vers luisants. Le Lampyris noctiluca, sans être rare à Remiremont, n’est pas très abondant, et je ne l’avais jamais trouvé que vers le mois de juillet. J'en ai amassé une douzaine, et le lendemain, les examinant avec soin, j'ai reconnu que ce n'étaient que des larves. Je n’ai jamais vu indiquer cette propriété lumineuse des larves du Lampyre; croyant cette faculté phosphorescente destinée à attirer le 4, je ne me l'explique pas dans la larve. Les insectes que j'ai pris ont conservé leur phosphorescence pendant trois ou quatre jours; vous trouverez sur ceux que je vous envoie les derniers segments abdominaux blanchâtres comme chez les @. »
L'observation de M. Puton était exacte et conforme à ce que j'avais déjà vu moi-même soit dans le midi de la France, soit aux environs de Paris, près du château de Meudon en particulier, sur diverses espèces de larves de Lampyris.
Je termine cette note en rendant à De Géer la justice qui lui est due. Ce grand entomologiste nous apprend, en décrivant la larve du L. noctiluca dans le IV* volume de ses précieux Mémoires, que les 9°, 40° et 41° segments (fig. 28) sont en dessous d'un blanc verdâtre et que c’est de cet endroit que part la lumière que la larve fait paraître dans l'obscurité ; c’est là qu'est placée la matière phosphorescente qui la produit (loc. cit., p. 38). Plus bas De Géer ajoute : Le même soir où la nymphe eut quitté la peau de larve, je lui vis répandre une lumière très vive et très brillante qui avait une teinte d’un beau vert (p. 44); et il conclut que le Lampyre luit dans son état d'enfance, dans celui de larve, et encore après avoir pris la forme de nymphe (loc. cit., p. 44).
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Notes sur Les mœurs des Apion. 169
Les CAMPTORHINUS dans les Amentacées cupulifères (Ghène).
Les Conciopes sûr les Géraniées (C. garanit, etc.) les Labiées (G. lamii) el les Urticées (G. 4-maculatus).
Les Monowycnus, du moins le Pseudo-acori, sur les Iridées.
Les Ceurorayncuus sur les Crucifères (C. erysimi, etc.), les Borraginées (C. asperifoliarum, etc.), les Labiées (G. lycopi, elc.), les Papavéracées (G. Raphaelensis, etc.), les Ericinées (C. ferrugatus, etc.), les Urticées (GC. pollinarius).
Les Cronus sur les feuilles des Verbascées et des Scrophulariées,
Les GymnzærrON sur les Gampanulacées (G. campanulæ), les Verbascées (G. asellus, ete.) et surtout les Scrophulariées (G. villosulus, linariæ, elo.).
Les Mecnus sur les Plantaginées (M. pyraster et cèrculatus),
Les Nanorayes sur les Lythrariées (N. lythri, elc.), les Tamariscinées (N. pallidulus, etc.), les Crassulacées (N. wmbélici nov. sp.) et les Ericinées (N. siculus).
Les SrropuiLus dans les grains de certaines Graminées.
Les Cossonus, MESITES, PHLOEOPHAGUS, RHYNGOLUS et DRYOPHTHORUS, dans le bois des Amentacées et des Abiétinées.
L° Série, Tome IT. 30