SORTI DU CORPS D'UN ORTHOPTÈRE A LA NOUVELLE-CALÉDONIE
Par M. le D' Arexawnne LABOULBÈNE.
(Séance du 22 Janvier 1862.)
Notre savant archiviste et obligeant collègue, M. Doüé, m'ayant remis le Ver parasite signalé à la Société par le R. père Montrouzier (voy. Annales de 1862, Bull., 1v et v), j'ai examiné cet Helminthe après l'avoir fait préalablement tremper dans de l’eau pure pendant plusieurs jours.
Ce parasite est long d’au moins vingt-trois centimètres ; sa grosseur est d'environ trois quarts de millimètre, dans le milieu du corps. L'une des extrémités est prolongée en ligne droite, épaisse de un demi-millimètre et taillée en biseau sur un angle de 30 degrés; je suis porté à croire que cette disposition est accidentelle, L'autre extrémité est arrondie, contournée et épaisse d’un tiers de millimètre seulement.
La couleur est noirâtre, ou d’un brun noirâtre et rougeâtre par places. Ge Ver était replié plusieurs fois el retenu par des épingles ; les endroits où le corps était contourné ne sont pas revenus à la dimension du reste du corps, ils sont restés repliés et aplatis, malgré une macération assez prolongée.
Le père Montrouzier nous apprend que cet Helminthe, qui paraît * appartenir au genre Mermis ou au genre Gordius, a été trouvé dans une Mantis, remarquable par sa forme raccourcie et deux taches d’un violet sombre au côté interne des hanches antérieures. Le Ver parasite est si commun dans les Orthopières précités que les indigènes de l’île des Pins disent, avec la meilleure foi du monde, que ce sont les Mantes qui produisent les anguilles dont abondent les lacs situés sur les montagnes.
Il résulte pour nous de ces données que le parasite dont il s’agit est très abondant à la Nouvelle-Galédonie, et que son parasitisme est analogue à celui des espèces européennes, dont il diffère toutefois au premier abord. Je pense que l'individu que j'ai examiné est une femelle, et M. Davaine, si compélent en pareille matière, partage mon opinion (voyez nos Annales de 1862, p. 576 et suiv.).
M. GIRARD. — Sur la chaleur de La Galleria cerella. 677
8 octobre.
Température extérieure, . . . . . SAT tnt TE Id. MIénieutes te NO EN NT pre 35°,6 Différence, 24°,2.
9 octobre.
Température extérieure. . . . . . . . . . . ss NAT Id. (REUTERS SRE Sigur p.
Différence, 27°,4.
41 octobre.
Température extérieure . . . . . RENAN RE BEA Id, es SAC Ein een cles 2 0000
Différence, 23°,9 19 octobre.
Température extérieure. . . . . . . . . . PAPE ET 44°,0 Id, des gâteaux, 020 ME MIN 38°,4
Différence, 24°,4.
Les larves sont nourries avec d’abondantes doses de cire fragmentée Il me paraît probable que le frottement actif et réitéré de ces petits animaux contribue pour une certaine part à ces excès si considérables de température et très sensibles à la main. La nature chimique de la cire, substance sans azote, la parfaite vitalité des larves, l'absence de toute odeur ammoniacale, font voir que des phénomènes de fermentation putride ne peuvent pas être invoqués ici. Si, d'autre part, on considère la grande combustibilité de l'aliment, on est frappé de la preuve manifeste que cette observation apporte à la théorie de Lavoisier, que la chaleur animale résulte seulement de la combustion respiratoire, disséminée dans tous les tissus, théorie, au reste, généralement admise aujourd’hui, et pouvant rendre compte de tous les faits de chaleur animale. C’est l'opinion soutenue par un des membres les plus éminents de notre Société, M. Milne-Edwards (Leçons de physiol. et d’anat., L. VIII, 1863, p. 84 et 90).
—"RHÈ——
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