REMARQUES
Les difficultés qu’on rencontre pour disséquer la Micrabymma sont fort grandes. Le corps est résistant et on à de la peine à l'attaquer parce qu'il fuit sous le scalpel. J'ai eu recours à plusieurs moyens pour le fixer. La gomme ne peut le retenir, il s’y imprime puis s'en détache à la moindre
Micralymma brevipenne. 95
traction, quand elle est sèche. La cire est bonne, mais elle dessèche les viscères par le calorique dégagé quand elle est liquide. J'ai éthérisé l’insecte, je l'ai placé sur un vernis siccatif.
Une lancette fine, dite à langue de serpent, des aiguilles à cataracte très tranchantes m'ont principalement servi. Je me suis bien trouvé pour apprécier certains détails, après avoir laissé l’insecte dans une atmosphère d’éther ou de chloroforme, d’arracher soit la tête ou l'abdomen, en tout ou en partie, soit l'armure génitale, etc. On attire ainsi au dehors, soit l’æsophage ou le ventricule, ou bien le canal déférent et les vésicules séminales, soit l’oviducte ou d’autres organes attachés à la partie arrachée et dont on saisit mieux de la sorte les connexions ou les détails.
Je ne me flatte point d’avoir fait un travail sans défauts, mais j’indique les précautions que j'ai prises pour arriver à connaître la véritable forme des organes internes et pour éviter des erreurs trop faciles à commettre.
J'ai enfin placé dans des verres de montre, sous l’eau, puis dans d’autres liquides, alcool, huile, essence de térébenthine, etc., les divers organes. J'ai pu de la sorte apprécier quelques détails qui sont difficiles à constater par les moyens ordinaires.
Voici les points principaux que j'ai cru devoir discuter on faire remarquer au sujet de l’anatomie de la Micralymma.