‹ [Travaux d'entomologie 1852-1865]Chapitre 34 sur 131 · EN LE · texte numérisé non relu

EN LE

sa loge dans l'écorce. La larve de l’Agrilus passe sa vie entière dans l'épaisseur de l’écorce du Peuplier.

La route m'a paru courte, grâce à la causerie. Nous avons remarqué, à plusieurs reprises, le volume accru des eaux du Guiers; nous trouvions souvent des cascades descendant des rochers, et qui n’existaient pas à notre premier passage. La pluie qui avait duré longtemps n’expliquait que trop cette exubérante humidité.

Notre rentrée à Grenoble ne fut pas directe, à partir de Saint-Laurent; nous nous fimes transporter à Sassenage, dont nous voulions visiter les grottes et cuves. Un guide fort peu intelligent nous y précéda muni d’une chandelle qui menaçait à tout instant de s'éteindre. Or, cette promenade dans des anfractuosités de rocher, dans des sortes de tuyaux de pierre entrecoupés d’abimes où l’eau bouillonne, n’est pas sans danger. Je ne la conseille point aux personnes ankylosées. On s'étonne à bon droit que l'autorité, qui permet la visite de ces grottes, n’en facilite pas le passage au moyen d’anneaux de fer placés de distance en distance, et qui ne gâteraient point l'originalité du lieu. Disons, enfin, qu'une Larentia dubitaria à été prise par M. Millière, au fond de ces cavernes.

En quittant Sassenage, nous trouvions, sur notre droite, des roches calcaires disposées comme des fortifications, et formées d'assises d'une grande régularité qui augmentait la ressemblance. Tantôt ces assises étaient parfaitement hori.. zontales, d’autres fois elles avaient une inclinaison oblique. Arrivés à Grenoble, nous avons arrêté, pour le lendemain, notre départ pour le Lautaret.

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