‹ [Travaux d'entomologie 1852-1865]Chapitre 36 sur 131 · LATE · texte numérisé non relu

LATE

jatérales qui ont servi aux déblais, Ja vue tombe sur d’effrayants précipices. On terminait les travaux de maçonnerie de ce tunnel du côté de La Grave; à l'époque de notre passage.

La route continue à s'élever, chacun de ses détours est marqué par un long poteau de bois, pareil à ceux des télégraphes électriques sur les lignes de chemins de fer. Ils sont destinés à indiquer la route dans la saison des neiges. Le paysage devient de plus en plus sauvage. Les monts ont leur cime dépouillée, leurs flancs sont grisâtres, raboteux, et n’offrent plus d'arbres, de sapins éparpillés. Toute végétation frutescente a disparu. Par contre, le long de la route, à notre gauche, l'œil se repose sur de belles prairies alpines.

Nous apercevons le clocher incliné de Villar-d'Arène. La route s'élève toujours. Nous la faisons à pied, et, en cherchant sous les pierres, MM. Bellevoye et Lambert prennent la Cicindela chloris qui s’y était réfugiée.

Enfin, avançant toujours, et après une montée extrèmement raide, nous apercevons de loin un bâtiment fort bas, situé à l'extrémité d’une magnifique prairie. La route fait un détour pour s’y rendre. Nous sautons tous dans l'herbe et arrivons au Lautaret, à travers les plantes hautes d'un mètre en plusieurs endroits.

En soulevant les pierres des sentiers qui traversent la prairie, j'aitrouvé quelquesintéressants Carabiques, Cymindis axillaris et coadunata, Harpalus lœvicollis, Amara monticola, et dans leur gîte habituel, les Aphodius obscurus et alpinus.

L'impression que produit à première vue l'ancien Hospice du Lautaret n’est pas des plus attrayantes. Le bâtiment

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