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quée contre les petits rochers, l'Hadena dentina, d’un beau type foncé. De leur côté, les coléoptéristes faisaient tomber des Spartium scoparium, le Cryptocephalus coryli; ils rencontraient le Dorcadion meridionale marchant sur les sentiers, le Geotrupes typhœus, qui était fort commun, et plusieurs espèces de Clythra.
La tôte de notre colonne nous pressait, car plusieurs d’entre nous voulaient faire, dans la même journée, l’ascension du Puy-de-Dôme. Il fallut donc, à notre grand regret, abandonner une si belle localité. Nous nous reprimes à gravir pour atteindre le sommet du Puy-de-Pariou, et nous arrivâmes au bord de son cratère par une montée assez raide et sur des pelouses littéralement couvertes de Vaccinium. j
Je n’essaicrai point de vous peindre l’extase qui nous prit à la vue de ce magnifique amphithéâtre de 900 pieds de circonférence et de 400 pieds de profondeur, dont les pentes sont garnies d’une belle verdure, car ma description vous donnerait une faible image de la réalité; d’ailleurs vous avez lu, dans le procès-verbal de notre séance de Clermont, les intéressants détails que M. Lecoq nous a donnés sur cette montagne, et je ne puis mieux faire que de vous y renvoyer. ÿ
Ceux de nos collègues qui nous avaient précédés soulevaient les scories au fond du cratère. Les docteurs Laboulbène et Titon y trouvaient les Coléoptères suivants :
L'Otiorhynchus tenebricosus, la Nebria rubripes, type à pattes rouges, et la variété à pattes brunes; les Cychrus rostratus, Byrrhus ornatus, Corymbites cupreus, Calathus melanocephalus, variété alpinus; l'Amara picea, la Chrysomela cerealis, etc.
M. Berce capturait aussi, sous les scories, la variété Ho— noralii du Carabus auratus.
Après un dernier regard sur cet imposant spectacle, nous
grayissions le côté opposé à notre descente, pour gagner
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l'immense plaine formée par la coulée de lave de ce volcan, quiest une vaste lande couverte de Bruyères, où se trouvent cependant quelques oasis d’une belle végétation et quelques parties boisées. Nous en profilâmes pour faire à chacun de ces endroits une petite station.
La Gentiana lutea, que nous n'avons guère trouvée en fleurs que là, nous procura cependant peu de Noctuelles; mais, en revanche, elle était couverte d'Atopa cervina.
Nous primes également l'Eubolia palumbaria, d'un type jusqu'alors spécial à l'Angleterre, et l'Herminia tentaculalis, espèce assez rare.
Après avoir atteint le pied du Puy-de-Dôme, nous faisons une longue route sur un chemin couvert de lave et de débris volcaniques, et nous gagnons le village de la Barraque pour reprendre nos véhicules qui nous y attendaient. Nous revenons à Clermont par une pluie assez forte et désagréable pour ceux d’entre nous qui étaient en voiture découverte.
Je passe sous silence l'ascension du Puy-de-Dôme, faite par plusieurs de nos collègues un peu à la hâte; par conséquent peu d'insectes y ont été pris. M. Lecoq, d'ailleurs, nous à donné sur cette montagne, comme sur la précédente, d'intéressants détails qui se trouvent aussi consignés dans notre procès-verbal.
Le lendemain, nous retournions à Gravenoire en passant de nouveau par Royat. M. Vimont, notre obligeant guide de la veille, avait bien voulu nous accompagner encore cette journée. Il nous rappela l'histoire de cet ancien village, en nous faisant remarquer les antiquités et les sites qui nous avaient échappé à notre première visite.
Nous avions à peine atteint le sommet de Gravenoire que la pluie vint nous rendre toute recherche impossible. En vain nous avons attendu le retour du beau temps, blottis dans une petite hutte qui nous contenait à peine et très fréquentée par certains parasites sauteurs. 11 fallut aban: