elomyxa tuberivora. 15-17. Anthomyia canicularis
[24 lineata. 18-27. Anisotoma cinnamomea.
Pnp Hottes à e Mignon, Paris
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DESCRIPTION £r FIGURE D'UNE
Chenille mineuse des feuilles du Bouleau,
Par M. le D' Acexanpne LABOULBÈNE.
(Séance du 27 mai 1857.)
Après une longue attente de plusieurs années, je me décide à publier la description et la figure d'une larve mineuse des feuilles du Bouleau. J'ai trouvé pour la première fois cet insecte au commencement du mois de mai 1857 et j'en ai communiqué verbalement les caractères à la Société, après avoir signalé les Galles du Calligonum comosum.
Depuis cette époque reculée, j'ai, à la fin de chaque hiver, recueilli ces larves et j'ai cherché à les élever. J'ai constamment échoué dans mes tentatives ; je n’ai jamais pu oblenir l'état parfait, Espérant que d’autres seront plus heureux que moi, je vais indiquer la diagnose de l’insecte que je désire faire connaitre.
LarYA depressiuscula, elongata, capitata, apoda, glabra, sub lente leviter asperula, luteo-albida, seu grisea; capile minore ; antennis brevibus, triarticulatis ; mandibulis duris, tridentatis ; maæillis lobo interno spinuloso, Palpis evlernis biarticulatis ; labio palpigero, ligula sericaria instructo, palpis elongatis, biarticulatis ; stigmatibus novem paribus. — Longitudo viæ quutuor lineas æquat (8 à 9 millim.).
Habitat in foliis Betulæ albæ, campo Lutetiano.
Larve d’un blanc jaunâtre, parfois d’une teinte grisätre et un peu ardoisée (planche 1”, fig. 4, a, b, et c). Tête noirâtre ou d’un jaune fauve. Deux taches superposées sur le prothorax en dessus et en dessous, noirâtres ou d’un jaune fauve ; de plus un espace blanc ayant la forme indiquée (fig. 4, k), oblique de haut en bas et de dedans en dehors sur le mésothorax et le métathorax et enfin deux autres lignes blanches, transversales sur chaque segment abdominal, formant une ligne blanche interrompue au milieu.
ne
d’autres larves mineuses de Coléoptères. J'en attendrais une espèce de Curculionite.
» Si votre dessin avait appartenu à mes études ordinaires d’entomologie je vous aurais prié d’en faire une copie ; mais puisqu'il me, paraît se rapporter à un Coléoptère, je ne vous en donnerai pas la peine. »
Ainsi donc, au lieu de la solution que j'attendais, je me trouvai dans un extrême embarras. M. Perris, dont je connais le tact entomologique si sûr, croyait que ma larve mineuse était une chenille, et M. Stainton, le microlépidoptériste si habile, la rapportait à un Goléoptère, probablement de la famille des Curculionites. Je gardai les réponses contradictoires de mes obligeants et savants collègues, et je me promis de recourir au moyen par excellence, à l'éducation de cette larve si liligieuse que je jugeais, de prime abord et non sans raison, très difficile à élever complétement.
En 1859 et 1860, j'ai recueilli des feuilles minées du Bouleau, dans les bois de Meudon et de Vincennes. Je constatai que les larves vivaient presque toujours solitaires dans chaque feuille, rarement au nombre de deux, mais jamais dans la même place minée, toujours séparément. Ces larves étaient très voraces et croissaient fort vite. L'époque de leur apparition était celle du développement des feuilles, c’est-à-dire de la fin d'avril au 15 mai, suivant la précocité du printemps. |
La sortie des larves a toujours eu lieu par la face inférieure de la feuille par un trou très facile à trouver. Cette sortie m'a paru avoir lieu de préférence par un temps pluvieux. Les larves étaient fort agiles, couraient à la surface de la terre et s’y enfonçaient rapidement. Une seule larve fila un cocon de soie entre une feuille et la paroi d’un bocal en verre, mais la moisissure s'empara du cocon, sans doute par un excès d'humidité.
En 1861, je m'adressai à M. Fallou et ce zélé collègue mit une grande complaisance à venir récolter avec moi des larves mineuses, dans le bois de Meudon, le 5 mai. La neige qui nous surprit ne nous empêcha pas de faire une provision abondante, et M. Fallou disposa les branches de Bouleau où se trouvaient les feuilles et leurs mineuses dans des boîtes spéciales, garnies de terre de bruyère tamisée, de feuilles sèches, elc., rappelant la disposition de la terre où croissaient les jeunes Bouleaux. Dans ces bonnes conditions, les larves quittèrent les feuilles en les trouant sur la face inférieure ; elles s’enfoncèrent en terre et jusqu'au printemps de 1862 ne donnèrent plus signe d'existence. Quand la fin de mai arriva, perdant l'espoir de voir éclore l’insecte parfait, nous recherchâmes dans la terre et à la profondeur de un à deux pouces environ, nous avons trouvé les coques en cocons représentées fig. 4, . Ces coques renfermaient les larves re-
Chenille mineuse des feuilles du Bouteau. 108
pliées et encore vivantes: aucune des coques ouverles ne nous offrit de chrysalide ou de nymphe.
Enfin au mois de juin, je recherchai de nouveau les coques, mais Loutes les larves étaient mortes et desséchées dans les cocons, aucune ne s'était métamorphosée. Je trouvai deux parasites, deux Chalcidites desséchés eL encore dans leur enveloppe de nymphes, mais je le répète, je n’aperçus ni chrysalide, ni nymphe qui pût trancher la question de l’insecte parfait.
Le cocon, revêtu à l'extérieur par une couche de terre, est formé à l’intérieur par un tissu de soie blanche, très résistante et très lisse. Sa longueur est de 4 à 5 millimètres. La larve y est repliée sur elle-même ainsi que je l'ai dit et figuré (fig. 4, ?).
On a dû se convaincre, par ce qui précède, de la difficulté que présente l'éducation de cette larve, A défaut de renseignements plus complets , puis-je décider à quel ordre l'insecte parfait doit appartenir ?
Pour moi cet insecte doit être un Mécrolépidoptère et la larve est une chenille, Je partage l'opinion de M. Perris, mais je comprends que la ressemblance de la larve avec celles des Goléoptères ait pu dicter le jugement de M. Stainton dont je me plais à reconnaître le mérite scientifique et dont j'apprécie infiniment les travaux. Je me fonde pour étayer mon appréciation sur la forme des antennes, des mandibules tridentées, des mâchoires à palpe biarticulé, et surtout sur l'existence de la filière. En un mot les caractères de la bouche me paraissent indiquer une chenille et c'est pour cela que j'ai précisé cette dénomination sur le titre dû présent travail.
Je termine en faisant des vœux pour que l'histoire de cette chenille soit prochainement achevée par un collègue qui pourra obtenir la transformation en chrysalide, et enfin l’éclosion de l’insecte parfait.
EXPLICATION DES FIGURES d' DE LA PLANCHE {'°.
Fig. 1. Feuille de Bouleau (Betula alba) de grandeur naturelle, avec une chenille mineuse, el les excréments allongés et disposés en filaments, rendus par cet insecte.
4, a. Ghenille mineuse grossie, vue en dessus, non allongée et contractée ; à côté delle, mesure de sa grandeur naturelle. 1, 6, La même chenille vue de profil.
104 Az. LABOULBÈNE, — Chenille mineuse des feuilles du Bouleau.
Fig.1,c. La même chenille mineuse Vue en dessous, allongée et non contractée.
4, d. Antenne droite, très grossie comme les figures suivantes. 1, e. Labre muni de quatre poils courts.
1, f. Mandibule gauche tridentée.
4, g. Mâchoire avec son palpe biarticulé; @vre el filière, palpes labiaux de 2 articles.
1, k. Deux segments du corps extrèmement grossis, Vus en dessus. Le premier est le métathorax; le second ou postérieur, le 4% segment abdominal.
. Cocon ouvert, revêtu de terre à l'extérieur, tapissé de soie blanche à l'intérieur, laissant voir la larve incluse; à côté,
mesure de la longueur naturelle de ce cocon.