mars 1898, gaslro-eniérostomie poslcrieiive
Le 16, diarrhée colliquative suivie de collapsus et de mort le 17.
A l'autopsie, péritoine sain. Vieil ulcère avec sténose pylorique et déformation de l'estomac en sablier.
Obs. 9. — H. 40 ans, troubles gastriques depuis 8 ans ; a fait une série de séjours dans les hôpitaux. A perdu 16 kilogrammes. Pèse 64 kilogrammes. Stase gastrique.
11 SiOÙi {%%'è,çiaslro enïéi'OSilomie pos/mVu/'e; quelques adhérences entre la paroi abdominale antérieure, l'épiploon et la région pylorique.
Guérison avec disparition de tous les troubles, a déjà gagné 2 kilogrammes le 22 septembre.
En novembre 1902, nous revoyons le malade, qui va toujours très bien, ne suit aucun traitement et digère tout.
Obs. 10. — H. 50 ans, troubles gastriques depuis 4 ans. Stase gastrique. A perdu 16 kilogrammes ; pèse 55 kg. 500.
2 octobre 1898, (jaslro-enlérostomic poslérieiive.
Guérison. A repris son travail et son poids. En juin 1902, continue à aller bien et à manger de tout. Tous les 3 à 4 mois, dit-il, il lui arrive de se sentir l'estomac embarrassé. Il fait alors un lavage et n'y pense plus. Le poids a oscillé pendant ces 4 ans entre 65 et 67 kilogrammes.
Obs. 11. — H. 56 ans, troubles gastriques depuis mars 1898, douleurs et vomissements. Stase gastrique (70 centimètres cubes), a eu pendant une période une diarrhée abondante. Très affaibli.
15 janvier 1899, gaslro-enléroslomie postérieure. Le pylore est induré, adhérent au foie.
Guérison. Augmentation rapide de poids. Le 14 janvier, 48 kilogrammes; le 9 février, 58 kilogrammes; le 19 février, 62 kg. 500. Nous avons ensuite perdu le malade de vue.
LÉSIONS NON NÉOFLASIQUES DE l'eSTOMAC
Obs. l"!. — H. io ans, sténose pylurique avec stase.
14 février 189!), gaslro-enlérosloniie anlcriciire. Vieil ulcère calleux adhérent au foie.
Guérison.
En juin IfJOti, va toujours bien, mange de tout, ne suit aucun traitement.
Obs. 13. — II. 47 ans, soullrc de l'estomac depuis l'âge de 28 ans. Depuis 18 mois douleurs continues. Syndrome pylorique. Ilyperchlorliydrie. Pas de stase gastrique, ni de gastro-succorrhce.
27 mars 1899, ijaslro-enléroslomie posléricuve. Apparence grisâtre du pylore, qui présente quelques adhérences au foie.
Guérison. Augmente de 10 kilogrammes en un an. En juin 190*2 continue à très bien se porter et n'a jamais soulier t de l'estomac depuis ropération.
Obs. 14. — F. 58 ans. Soulïre depuis 10 ans de troubles gastriques, crises débutant 3 ou 4 heures après le repas ; souvent terminées par des vomissements, lly a 4 ans, hématémèse. Depuis 4 mois, douleurs presque continuelles avec paroxysmes 3 à 4 heures après les repas.
13 avriH899, gastro-enléroslomie postérieure.
Guérison. En décembre 1902, continue à se porter très bien, ne soulïre plus de l'estomac depuis l'opération.
Obs. 15. — II. 40 ans. A 15 ans, crise de douleurs et de vomissements. A 33 ans, période de crises douloureuses survenant 4 à 5 heures après les repas, se terminant par des vomissements. Constamment en traitement depuis ce moment. A des périodes de calme et des périodes d'intolérance gastrique absolue.
Hyperchlorhydrie, gastro-succorrhéeà jeun (380 centimètres cubes) avec quelques débris alimentaires. Poids : 49 kilogrammes.
21 avril 1899, gastro-enléroslomie postérieure. Au niveau de la région pylorique, plaque grisâtre, cicatricielle, déprimée.
Guérison. Pendant un an va tout à fait bien ; le poids monte à 67 kilogrammes. A la suite de surmenage il est repris de troubles gastriques avec amaigrissement. En décembre 1902 va assez bien, mais à la condition qu'il suive un régime.
Obs. 16. — H. 52 ans; il y a 3 ans, douleurs péri ouibilicales, soulagées au début par l'ingestion des aliments. Puis vomissements. Passe d'un hôpital dans l'autre. En janvier 1898, hématémèse. Estomac dilaté. Stase gastrique. Poids: 40 kilogrammes.
10 mai 1899, gastro-enléroslomie postérieure. Pylore épaissi, induré ; l'épiploon, replié en haut, adhère à une induration fibreuse, située à 6 centimètres à gauche du pylore.
Après l'opération le malade re^e faible ; sa température monte à 38", 39", 40", et il succombe le soir du quatrième jour.
A l'autopsie, le péritoine est sain. Le lobe droit du foie est transformé en une vaste cavité remplie d'un pus rougeàtre et limitée par une zone d'hépatite scléreuse. 11 existe dans l'estomac deux ulcères, l'un pylorique, l'autre sur la face an-
HENRI HARTMANN
térieure, près de la grande courbure. Plusieurs noyaux de broncho-pneumonie à la base du poumon droit.
Obs. m . — H. 45 ans. Troubles dyspeptiques depuis l'âge de 27 ans. A 30 ans, hématémèse. Pendant 5 ans, douleurs et vomissements. Passe 2 ans sans vomir, ayant seulement des douleurs. Puis recommence à vomir. Depuis 14 mois souffre beaucoup plus.
Grande dilatation. Stase gastrique.
21 juin 1898, gaslro-enléroalomie postérieure. Au voisinage de la petite courbure, un peu à gauche du pylore, l'estomac est fusionné avec le foie.
Guérison. Le 14 décembre 1902, le malade nous écrit qu'il continue à se porter à merveille, qu'il n'a plus jamais eu aucune douleur, qu'il mange et qu'il digère tout.
Obs. 18. — F. 47 ans. 11 y a 7 à 8 ans, début par des douleurs épigastriques survenant immédiatement après le repas, cessant à la suite de vomissements, après une demi-heure à trois quarts d'heure. Depuis cette époque, constamment en traitement. Il y a2 ans, hématémèse. Le 2! juin, nouvelle hématémèse. Amaigrissement considérable. Poids : 35 kilogrammes.
1"" juillet 1899, gaslro-enléroslomie poslérieure. Région pylorique indurée. Adhérences de la vésicule biliaire au duodénum.
3 juillet, un peu de melœna. 5 juillet, affaissement de la malade, pouls à 144. Un lavage de l'estomac ramène une quantité de caillots. L'affaissemeat persiste, et la malade meurt le 8 au matin.
A l'autopsie l'estomac et l'arrière-cavité des épiploons contiennent du sang ; l'ulcère a dépassé les tuniques de l'estomac et creusé dans le pancréas Une cavité d'où vient le sang.
Obs. 19. — H. 33 ans. Depuis 4 ans, douleurs gastriques par crises. En Octobre 1898, première hématémèse. Depuis ce moment, petites hématémèses et vomissements alimentaires. En mars 1899, pendant une quinzaine, petites hématémèsés quotidiennes. En juillet, vomissements abondants, acides. Stase gastrique (1 litre de liquide à jeun). Hyperchlorhydrie.
27 octobre 1899, gaslro-enléroslomie postérieure. On ne remarque rien de particulier à l'examen de la face externe de l'estomac.
Guérison.
Obs. 20. — H. 55 ans. A eu pendant plusieurs mois des vomissements alimentaires il y a 17 ans. En octobre 1897, repris de vomissements qui reviennent depuis cette époque d'une manière irréguliôre. Depuis niai 1899, fait des lavages de l'estomac. Stase gastrique (220 centimètres cubes).
30 novembre 1899, gaslro-entérostomie poslérieure. Induration vague du pylore et de l'antre pylorique.
Guérison. Le malade, revu le 5 décembre 1902, s'est toujours bien porté depuis l'opération. 11 a très engraissé, mène une vie activé et n'a jamais souffert de l'estonlac, bien qU il ne suive aucun traitement, qu'il mange et boive de tout.
LÉSIONS NON NÉOPLASIOUES DE l'eSTOMAC
Obs. 21. — F. 50 aas. Depuis sa jeunesse a de temps à autre de violentes crampes de l'estomac, terminées quelquefois par des vomissements qui survenaient 3 ou 4 heures après le repas. Renvois acides le matin et assez fréquemment vomissements bilieux. Depuis 3 ans, aggravation ; est presque constamment en traitement dans un hôpital ou dans un autre. Ne prend qu'un repas par jour; 2 heures après, crise douloureuse avec ballonnement; puis, 3 à 4 heures après le repas, petits vomissements qui se répètent pendant 7 à 8 heures . Stase gastrique (50 centimètres cubes), bien que la malade ne prenne que du képhir.
4 décembre 1899, gaslro-enléroslomie postérieure. Au voisinage du pylore, le petit épiploon est épaissi, scléro-adipeux, cet épaississement se continuant avec un épaississement de la paroi stomacale.
Guérison. La malade a été revue le 15 juin 1902 ; elle a augmenté de 12 kilogrammes depuis l'opération et est certainement très améliorée ; mais elle est obligée de suivre un régime, a, le matin, quelques régurgitations bilieuses, et la palpation épigastrique détermine une douleur assez vive.
Deuxième série (Ivry, Lariboisièrc).
Obs. 22. — H. 58 ans, soufire de l'estomac depuis 22 ans. Douleurs survenant 2 à 3 heures après le repas, se reproduisant par crises qui duraient 1 à 2 mois. Renvois acides. Depuis 17 ans fait d'une façon irrégulière des lavages de l'estomac. Depuis 5 ans, une série d'hématémèses. L'estomac est dilaté niais vide à jeun.
27 décembre 1899, gaslro-enléroslomie postérieure. La région pylorique adhère à la vésicule biliaire.
Guérison.
Obs. 23. — H. Crises gastriques survenant 3 heures après le repas depuis 4 ans, 60 centimètres cubes de liquide de stase hyperchlorhydrique sans débris alimentaires. Morphinomane interne.
10 février 1900, gaslro-enléroslomie postérieure.
Guérison. En janvier 1902, continue à aller très bien.
Obs. 24. — F..., 35 ans. .\ eu en 1887 une crise de colique hépatique avec ictère. Depuis 1888, souffre de l'estomac. Depuis 1894, perd l'appétit et maigrit. Dans ces dernières années, fréquemment douleurs épigastriques survenant une heure et demie après les repas, souvent suivies de vomissements verdâtres contenant des débris d'aliments quelquefois ingérés deux ou trois jours auparavant, amaigrissement, le poids tombe de 67 à 39 kilogrammes.
Dilatation stomacale. Stase. Le cathétérisme à jeun ramène 750 centimètres cubes de liquide couleur vert épinard contenant des débris alimentaires.
25 février 1900^ gaslro-enléroslomie postérieure. Un peu à droite du pylore le duodénum est fusionné avec la face inférieure du foie au niveau de la vésicule biliaire rétractée et scléreuse.
Guérison. En juin 1902, la malade n'a plus Vomi depuis l'opération ; elle a
HENRI HARTMANN
notablement engraissé, mais n"a pas complètement repris ses forces et s'astreint à un régime. Deux lois elle a eu des crises douloureuses interscapulaires et, de plus, des troubles nerveux divers évidemment sous la dépendance de l'hystérie (sensation de boules, cauchemars, etc ).
Ous. 25. — F..., 21 ans. Depuis l'âge de li ans a des troubles gastriques (pesanteur survenant 2 heures après le repas, persistant 2 heures). En mars 1893, vomissements alimentaires tous les 7 à 8 jours, précédés de douleurs et survenant la nuit. Médications diverses. En 1897, vomissements presque quotidiens. Plusieurs séjours dans le service de M. Hayem depuis ce moment.
Stase gastrique (500 centimètres cubes). Ondulations péristaltiques. Dilatation et dislocation verticale de l'estomac. Hyperchlorhydrie.
26 lévrier 1900, guslro-enléroslomie postérieure. La région pylorique est indurée. Des tractus cicatriciels en partent et l'attirent vers la profondeur.
Guérison. Le 17 août 1902, la malade nous écrit qu'elle a cugraissé, repris ses forces, son appétit, qu'elle mange et digère bien, qu elle ne soulire plus et qu'elle n'a jamais vomi depuis l'opération.
Ous. 26. — H..., 54 ans. Douleurs et vomissements depuis 3 ans et demi. Les douleurs viennent 2 à 3 heures après le repas et cessent, au bout d'une à deux heures, spontanément ou après un vomissement. Fait une série de séjours dans divers hôpitaux. Perd 20 kilogrammes de son poids. Stase gastrique.
11 mars 1900 : gaslro-enléroslomie antérieure précolique, le mésocôlon étant surchargé de graisse et friable. La région pylorique est épaissie; il existe un large placard cartonné et vascularisé adhérant au foie, se prolongeant sur la face antérieure de l'estomac. Une fois la suture teruiinée, nous constatons que sa partie droite porte sur une portion d'estomac vasculariséc en connexion avec le placard que nous venons de décrire.
Les suites opératoires ne présentèrent, au début, rien de particulier. Mais le 18, le malade commence à avoir des vomissements bilieux. Les vomissements se répètent les jours suivants, sont un peu teintés de sang le 22, et le malade meurt le 23 après avoir eu 39°, 2, 125 pulsations et des synqjtômes évidents de péritonite.
A l'autopsie, péritonite (distension, vascularisation des anses, quelques exsudais); l'anastomose avait porté partiellement sur une partie d'estomac épaissie et enilammée au voisinage d'un ulcère.
Obs. 27. — H..., 50 ans. Depuis 8 à 9 ans douleurs gastriques assez violentes pour l'obliger à s'aliter, revenant par crises 3 ou 4 jours de suite, durant 2 à
3 heures. 11 y a 6 ans, hématémèse abondante. Puis crises douloureuses, débutant
4 heures environ après le repas, s'accompagnant de régurgitations acides, sans voudssements alimentaires.
Pas de dilatation. Le cathétérisme à jeun ramène 125 centimètres cubes d'un liquide aqueux, transparent, sans résidus alimentaires.
12 mars 1900, yastro-enlérosloinie postérieure. Il existe au niveau de la petite courbure un placard épaissi et un petit ganglion.
Guérison.
LÉSIONS NON NÉOPLASIQUES DE I.'eSTOMAC
Oiîs. 28. — H. 35 ans. En juin 1885 a commencé à éprouver des douleurs, que calmait l'ingestion des aliments. Ces douleurs se calmèrent, puis reparurent en 1889. En 1894, pesanteur après les repas, puis douleurs cessant après un vomissement. Suit dans dilïérents hôpitaux des traitements divers qui le calment temporairement. Finalement.il maigrit rapidement, malgré un traitement bien dirigé. Du 30 décembre au 2"2 avril, son poids baisse de 5i kg. 500 à 51 kilogrammes.
Vomissements de 1 heure à 6 heures après le repas. Dilatation de l'estomac. Le cathétérisme à jeun ramène 120 centimètres cubes de liquide clair, sans résidus alimentaires, hyperchlorhydrique.
2 mai 1900, fjaslro-enléroslomie poslérieiire. La région pjiorique a une apparence scléreuse et est reliée par des adhérences lamelliformes avec le foie et la vésicule biliaire.
Guérison. Le poids du malade monte en 2 mois de 19 kilogrammes à 60 kg. 610. Depuis ce moment jusqu'en janvier 1903, époque oii nous avons de ses nouvelles, il a très bien digéré et s'est admirablement porté.
Obs. 29. — H. U ans. Il y a 10 ans, pituites matinales avec sensation de brûlure gastrique, réveillant quelquefois le malade dans la deuxième moitié de la nuit. Au bout de 2 à 3 ans il s'y ajoute des vomissements alimentaires. Les douleurs et les vomissements augmentent; amaigrissement. Perd 8 kilogrammes en 4 mois. Pas de stase à jeun.
G juin 1900, gaslro-eniéi'ostomie postérieure. Le long de la petite courbure, à gauche du pylore, surface déprimée, grisâtre, reposant sur une induration un peu étalée.
Quelques jours après l'opération, accidents d'occlusion intestinale. Le 13 juin, deuxième laparotomie ; nous détordons un volvulus de l'intestin grêle, tordu en totalité autour du mésentère. Mort.
Obs. 30. — H. 37 ans. Il y a i ans, début par des vomissements bilieux le matin à jeun. Peu de temps après apparaissent des douleurs en broche, puis des vomissements alimentaires tardifs. Traitements divers. Depuis un an, remarque quelquefois dans les matières vomies des aliments. Récemment 2 hématémèses, une le 7 août, une autre le 9 août 1900. Melœna. Amaigrissement considérable.
24 août 1900, gaslro enlérostomie poslérieure. L'estomac présente sur sa face antérieure, au voisinage du pylore, une coloration rosée.
Guérison. En mars 1902, nous revoyons le malade qui, depuis son opération, n'a suivi aucun régime et se porte très bien. A diverses reprises, ayant eu quelques pesanteurs, il a fait un lavage de l'estomac qui n'a rien ramené.
Obs. 31. — F. 45 ans. Il y a 3 ans, à la suite d'un traumatisme abdominal, elle aurait eu pendant plusieurs jours consécutifs des hématémèses. Depuis cette époque, elle ressent des douleurs épigastriques vagues, survenant 2 à 3 heures après les repas et se terminant à la suite de vomissements alimentaires. De temps à autre elle a de petites hématémèses. Depuis 2 mois l'intolérance gastrique cstdcve. nue telle que la malade supporte difficilement même le lait. Amaigrissement malgré des traitements dans divers services de médecine.
HAllTMANX. l5
HENRI HARTMANN
La pression épigastrique est douloureuse. Le cathétérisme à jeun ne ramène rien.
18 septembre 4900, (jaslro-enléroslomie postérieure. La face antérieure de l'estomac, au voisinage de la petite courbure, est vascularisée et rouge ; de nombreux tractus libreux, se fusionnant profondément en une masse résistante, unissent la petite courbure à la face inférieure du lobe gauche du foie.
Guérison. Le 19 novembre 1902, nous revoyons la malade, quia beaucoup engraissé, a très bon appétit, ne suit aucun régime, mange de tout, digère très bien et n'a plus eu ni douleur, ni vomissement.
Obs. 3-2. — H. 33 ans. Depuis la convalescence d'une fièvre typhoïde à IS ans, ce malade a eu régulièrement, à 11 heures du matin et à 4 heures du soir, des vomissements de liquide clair et filant. 11 y a 3 ans, ont commencé des vomissements alimentaires, accompagnés de douleurs épigastriques, précédés de ballonnement et de pesanteur, survenant 2 ou 3 heures après les repas. Renvois acides. 11 y a 2 ans, plusieurs hématémèses. Depuis 18 mois, malgré des séjours dans divers hôpitaux, il continue à souffrir, à vomir et à maigrir. Le poids est lombé de 59 kilogrammes à 49 kilogrammes.
Le 20 septembre, hématémèse et melœna.
Le cathétérisme à jeun ramène 33 centimètres cubes de liquide trouble.
26 septembre 1900, rjaslro-enUroslomie poslérieiire. Au voisinage du pylore, plaque grisâtre d'apparence cicatricielle.
Guérison. En juin 1902, nous revoyons le malade, qui pèse 60 kilogrammes, va tout à fait bien, n'a plus jamais eu de douleurs, ni de vomissements. Il surveille, par prudence, un peu son régime et boit du lait en place de vin.
Obs. 33. — F. 31 ans. Souffre depuis 1889, n'est bien que le matin à jeun. Une heure après l'ingestion des aliments, même du lait, douleurs violentes qui persistent jusqu'à ce qu'elle vomisse. Le cathétérisme à jeun ne ramène rien.
17 octobre 1900, fjaslro-enlérosîomie postérieure. L'estomac, au voisinage du pylore et de la petite courbure, est rouge et a une apparence velvétique. Lorsqu'on cherche à l'attirer dans la plaie, on constate qu'il est fixé, sa face antérieure adhérant, au voisinage de la petite courbure, à la face inférieure du foie.
Guérison. Le 19 juin 1902, nous revoyons la malade, qui n'a plus souffert de l'estomac, sauf en février 1901, où elle a eu à deux ou trois reprises des vomissements clairs comme de l'eau. Elle mange de tout, même de la salade, et boit du vin.
Obs. 84.. — F, 2i ans. Soufire de l'estomac depuis l'âge de 10 ans. Douleurs sur- Venant immédiatement après le repas, allant en augmentant pendant environ 2 heures, puis en diminuant. Depuis 4 ans, de temps à autre, vomissements et régurgitations acides. 11 y a 3 ans, gastrorragie abondante (hématémèse, puis melœna pendant 10 jours).
28 février idOi, gaslro-cnlérosiomie postérieure.
Guérison.
En juin 1902, la malade continile à se pof ter tfès bierl.
LESIONS NON NEOPLASIQUES DE L ESTOMAC
Obs. 35. — H. 42 ans. Troubles dyspeptiques depuis 180i. De temps à autre, crises douloureuses débutante heures après les repas. Depuis juin 1900, les douleurs sont beaucoup plus violentes et s'accompagnent de vomissements alimentaires. Amaigrissement de 23 kilogrammes. Le cathétérisme, pratiqué le matin à jeun, fait constater l'existence d'une gastro succorrhée avec stase alimentaire (215 centimètres cubes) .
27 Juin i90\ , gaslro-enlérosloinie postérieure. Au niveaudu pylore et sur la partie adjacente de l'estomac, surface grisâtre, d'apparence cicatricielle, au-dessous de laquelle existe un épaississement manifeste.
Guérison. En juin 1902, continue à aller très bien.
Obs. 36. — H. 45 ans. Depuis 2 ans, brûlures stomacales calmées par l'ingestion des aliments. Il y a 1 an et demi, le matin, vomissements d'un liquide acide, légèrement verdàtre, mêlé de débris alimentaires. Bientôt crises gastralgiques violentes ne se terminant que par des vomissements. Puis vomissements la nuit. Un vomissement noir, abondant, '!5 jours avant l'entrée à l'hôpital. Stase gastrique (1 litre et demi de liquide marron contenant de nombreux débris alimentaires).
6 juillet 1901, gaslro-enléroslomie postérieure. Près du pylore, plaque cicatricielle large comme une pièce de 2 francs.
Guérison. En octobre, va très bien.
Obs. 37. — H. 36 ans. En 1887, a commencé à avoir des digestions pénibles avec tension et brûlure épigastrique.
En 1898, exagération des troubles ; douleurs violentes 2 à 3 heures après les repas. En 1901, constatation d'une stase gastrique et d'ondulations péristaltiques.
19 juillet 1901, (jastro-enléroslomie postérieure ; le pylore, caché sous le foie très volumineux, est induré.
Guérison. En mai 1902, va très bien, a engraissé de 15 kilogrammes, mange de tout.
Obs. 38. — h. 27 ans. A des troubles dyspeptiques depuis l'âge de 15 ans (douleurs survenant 1 heure et demie ou 2 heures après le repas), des vonnssements depuis l àge de 17 ans; ces vomissements alimentaires mettaient lin à la crise douloureuse. Régime lacté, lavages de l'estomac.
Aggravation progressive des symptômes. Stase gastrique.
10 janvier 1901, gaslro-enléroslomie postérieure.
Guérison. En février 1902, le malade va toujours très bien, mais en avril il sé plaint d'avoir de nouveau quelques douleurs, sans vomissements cependant.
Obs. 39. — H. Depuis 7 à 8 ans, a des douleurs 1 à 2 heures après les repas. Depuis 5 ans, régurgitations acides. Amaigrissement. Stase gastrique. 1" décembre 1901, gastro-enlérostomie postérieure. Guérison. Revu en mars 1902 allant très bien.
Obs. 40. — H. 27 ans. Troubles gastriques, surtout mafqUés depuis 3 mois. Douleurs 3 heures après les repas. Pas de stase gastrique. HypefchlOrhydrie. Un peu de gastro-succorrhée sans stase.
HENRI HARTMANN
4 janvier 190'2, r/aslro-enlérosloniie poslérietire. La région pyloriquc ne présente aucune lésion extérieure apparente.
Guérison. En juin iW-l, va toujours très bien.
Obs. 41. — F. 27 ans. Troubles dyspeptiques depuis l'âge de 16 ans ; en traitement depuis 4 ans. Vomissements alimentaires, puis douleurs qui, depuis 7 à 8 mois, surviennent sous forme de crises atroces. Le matin à jeun, 350 centimètres cubes de gastro-succorrhée avec quelques débris alimentaires.
8 mars 190'2, gaslro-enléroslomie postérieure.
Guérison. Revue le 18 avril allant très bien.
Obs. W. — F. 4.3 ans. Depuis 1897, douleur épigastrique violente survenant 1 à 2 heures après les repas ; puis vomissements, renvois acides. En 1901, l'état s'aggrave, à diverses reprises, crises de diarrhée et melœna. Pâleur extrême. État cachectique. Phlébite de la jambe gauche. Stase gastrique.
11 mars 1902, gaslro-eniéroslomie postérieure. Toute la région pylorique est indurée, fusionnée avec le foie.
Guérison. La malade met longtemps à se remettre. En novembre 1902, elle nous écrit qu'elle est tout à fait remise et se porte très bien.
Obs. 43. — F. 38 ans. Premiers troubles gastriques à l'âge de 17 ans (pesanteurs, éructations, douleurs épigastriques débutant une heure après le repas et cessant à la suite de vomissements glaireux ou alimentaires).
Soumise à des traitements divers, elle a des améliorations temporaires. Depuis 7 ans, aggravation des symptômes, vomissements dès qu'elle cesse le régime lacté exclusif. Lavages de l'estomac et gavage; mais bientôt les lavages ramènent du sang.
19 mars 1902, le matin à jeun, 300 centimètres cubes de liquide de stase avec débris alimentaires, liquide rosé à la fin du lavage; l'estomac, difficile à insuffler, est petit.
28 mars 1902, r/aslro-cnléroslomie poslérieurc. La face antérieure de l'estomac adhère au foie et à la partie antérieure de la voûte diaphragmatique. La face postérieure est fusionnée avec la face supérieure du mésocôlon transverse.
Guérison. En décembre 1902, la malade est revenue à la santé ; elle ne soulïrc plus, mange, a engraissé; mais le calhétérisme, pratiqué le matin, à jeun, montre qu'il persiste de la stase.
Obs. 44. — H. 36 ans, a fait à 20 ans des excès alcooliques et a commencé à avoir des crampes d'estomac.
A 26 ans, crises de gastralgie souvent suivies de vomissements alimentaires. Renvois acides.
Traité par le régime lacté absolu elles lavages, il voit la stase tomber de 800 centimètres cubes à 30 centimètres cubes. L'estomac descend à 3 travers de doigt au-dessous de l'ombilic.
28 avril 1902, (jasîro-cnléroslomie postérieure ; toute la région pylorique est rouge et recouverte d'exsudats.
Guérison. ReVu en juin, mangeant de tout sans la moindre douleur.
LÉSIONS NON NÉOPLASIOUES DE l'eSTOM.VC
Obs. 45. — H. 63 ans, soufïre de l'estomac depuis ans. A ce moineut a eu des douleurs épigastriques violentes après les repas et une grande hématémèse. Il y a 5 ans, nielœna. Il y a 5 mois, nouvelle hématémèse, qui persiste pendant 8 jours. Depuis ce moment, douleurs beaucoup plus vives, en broche, vomissements, amaigrissement considérable. Poids : 48 kg. 500.
5 mai lOO'i, (jaslro enlérosîomie postérieure.
Guérison.
Obs. 46. — H. 39 ans, souffre de l'estomac depuis 8 ans. Vomissements plusieurs heures après le repas.
Traitements divers. En septembre 1901 , série d'hématémèses. Depuis 8 jours, douleurs violentes, vomissements bilieux et sanguins ; se met à une diète à peu près absolue à cause de l'intensité des douleurs.
7 mai 1902, gaslro-enîéroslomie postérieure ; l'estomac est un peu rouge au voisinage de la petite courbure, près du pylore.
Le soir, 380,8. Le 8, 39", un peu de subictère; albuminurie et urobilinurie. Rend des gaz par l'anus et a une garde-robe. Le 9, 38", 2 ; le ventre est toujours plat, le malade a un peu de diarrhée et est agité. Un lavage de l'estomac ne ramène rien. Le 10, 38", 5; langue sèche. Le II, la langue est sèche, trémulante, la respiration et le pouls fréquents. Le malade tombe dans un état demi-comateux et meurt dans la nuit du II au 12 sans ballonnement du ventre, sans vomissements, avec des phénomènes d'intoxication générale. Pas d'autopsie.
Obs. 47. — H. 46 ans, souffre de l'estomac depuis 7 ans (pesanteur, ballonnement, renvois acides survenant en général 3 à 4 heures après le repas). Amélioration par le régime lacté. En février 1900, repris de douleurs stomacales avec crises survenant toujours 3 à 4 heures après le repas. Soulagé par les lavages de l'estomac, mais maigrit progressivement. Stase gastrique. Suc hyperacide.
23 juin 1902, gastro-entérostomie postérieure; la région pylorique est un peu indurée avec une plaque grisâtre, déprimée en son centre, d'apparence cicatricielle.
Guérison. Le 28 décembre nous le revoyons, il va très bien, mange de tout et a beaucoup engraissé ; son poids est de 70 kilogrammes.
Obs. 48. — F. 44 ans, soufïre de l'estomac depuis 4 ans (douleurs commençant 2 à 3 heures après le repas, suivies de vomissements). Depuis 3 semaines, gastrorragies à répétition (hématémèses et mélœna), amaigrissement rapide.
27 juin 4902, gastro-entérostomie postérieure ; la région pylorique est indurée, adhérente aux parties voisines; l'épiploon gastro-hépatique est, à son voisinage, infiltré d'une graisse dure et scléreuse.
Guérison. En décembre nous revoyons la malade très engraissée, mangeant et digérant bien sans la moindre douleur.
Obs. 49. — H. 48 ans. Grand buveur, a commencé à soulîrir de l'estomac à 23 ans ; de temps à autre régurgitations de liquide acide et brûlant. Douleurs épigastriques après les repas. Puis crises douloureuses.
HENRI HARTMANN
En février i90'2, hématémèse ; au commencement de juillet, deuxième hématémèse. Le 26 juillet, hématémèse d'une très grande abondance (injections d'éther, de caféine, de sérum pour le ranimer), suivie de contractions violentes, ondulations péristaltiques, douleurs, vomissements répétés, etc.
29 juillet, gaslro-enléroslomie poslériciire. Au niveau de la région pylorique, plaque cicatricielle avec inliltration œdémateuse des tuniques au voisinage.
Guérison. Le 26 février 1903, le malade se porte très bien, il digère comme il n'a jamais digéré depuis des années.
Obs. 50. — H. 57 ans. H y a 13 ans, première hématémèse, survenue au cours de troubles gastriques, douleurs, vomissements et hyperchlorhydrie. Il y a 10 ans, deuxième hématémèse ; se porte ensuite assez bien, pourvu qu'il prenne d'une manière presque constante du bicarbonate de soude. Depuis 1 an, douleurs survenant 2 à 3 heures après l'ingestion des aliments.
Malade amaigri, tuberculeux. En mai, on constate 55 centimètres cubes de liquide de stase, contenant de nombreux débris alimentaires et de l'hypopepsie. 'Devient de plus en plus soullrant, est obligé de vider presque quotidiennement l'estomac avec la sonde, perd 8 kilogrammes en 3 mois.
30 septembre 1902, gaslro-enléroslomie poslérieure ; la région pylorique et la petite courbure sont recouvertes d'exsudats rougeâtres. Pas de cancer appréciable.
Guérison, malgré une broncho-pneumonie bilatérale, suivie de douleurs gastriques qui cessent par le pansement au bismuth. En fin décembre, le malade va bien.
Obs. 51. — H. 47 ans, a commencé à soulîrir de l'estomac et à suivre des traitements depuis l'âge de 31 ans. Au début, gonflement et pesanteurs après les repas. A 36 ans, douleurs qui deviennent si intenses en novembre 1901 qu'il se privait de manger pour les éviter. Affaiblissement et amaigrissement progressifs. Stase gastrique avec hyperchlorhydrie.
14 octobre 1902, gaslro-enléroslomie poslérieure.
Guérison et augmentation rapide de poids, 3 kilogrammes pendant les 3 semaines qui suivent l'opération.
Revu le 26 décembre 1902 allant très bien.
Obs. 52. — H. 54 ans, ne soulîre de l'estomac que depuis 2 mois. Douleur en broche. Vomissements acides calmant les douleurs, au point que le malade cherche lui-même à provoquer les vomissements en introduisant le doigt dans l'arrièregorge. Ces vomissements contiennent quelquefois un peu de sang. Estomac dilaté. Stase gastrique (130 centimètres cubes), amaigrissement rapide.
12 novembre 1902, gaslro-enléroslomie poslérieure, quelques adhérences du petit épiploon à la face antérieure de l'estomac, au-devant de laquelle il est replié ; quelques irrégularités d'apparence cicatricielle au voisinage du pylore. En arrière l'estomac adhère au mésocôjon dans sa portion juxtapyloricjue,
Guérison,
LÉSIONS NON NÉOPLASIQUES DE l'eSTOMAC
Obs. 53. — H. 45 ans, soufire de l'estomac depuis 1884. Douleurs tardives survenant 3 ou 4 heures après l'ingestion des aliments, accompagnées ou suivies de vomissements qui les calment. Le 22 et le 23 octobre 1900, hématémèse e^t mélœna. En novembre 1902, série de petites hématémèses successives. Estomac dilaté. Stase gastrique (50 centimètres cubes). Suc hyperacide.
26 novembre 1902, gaslro-enléroslomie postérieure. Cicatrice grisâtre au niveau de la région pylorique.
Guérison.
Obs. 54. — H. 52 ans, soutire de l'estomac depuis 10 ans. Séries de crises douloureuses cessant à la suite de vomissements aqueux, acides. Entre avec tous les signes d'une sténose pylorique (stase à jeun, ondulations péristaltiques, etc.).
21 janvier 1903, gaslro-enlérostomie postérieure. La région pylorique est épaissie, et le petit épiploon au voisinage du pylore est le siège d'un épaississement scléroadipeux.
Guérison. Le malade, revu le 13 mars, va très bien ; son poids est monté de 52 kilogrammes à 60 kilogrammes.
Obs. 55. — F, 38 ans, soufire de l'estomac depuis 8 ans, plusieurs hématémèses, la dernière en novembre 1902.
23 janvier 1903, gaslro-entéroslomic postérieure. Pas de lésion apparente à l'extérieur.
Guérison.