Praecentori. — Pro Yedouthoun. — Psalmus David
Ceci prouve que by [devant Yedouthoun] et 5 [devant Praecentori] s’emploient indifféremment pour désigner l’auteur et l’adresse (1). — Rac. =." , au Kal, pourtant ce verbe n’a le sens de louer qu'à l’Hiphil (2), cela suppose l’antiquité du nom; comme dans les noms patriarcaux, qui sont en irrégularité avec la langue telle que nous la voyons : cela induirait que les livres que nous avons sont postérieurs à l’époque où se formèrent ces noms, et par conséquent à l’époque davidique, puisque ce nom d’Idithum [sic] est évidemment un [f° 132 r.] nom de profession, donné en nom propre à un homme par suite de son emploi; c’est ainsi seulement qu’on peut expliquer ces noms significatifs, comme on dit dans les petites villes : le chantre, le
sonneur, etc.
3. Solus ille rupes mea, el salus mea, arx mea, non commovebor multum. L'idée est tout hébraïque : beaucoup de ps. où il ya mn 53. HS RS
Les Sept. ont lu sy-+, et traduit éôoouov, qui signifie cucurri où cucurrerunt (3). La Vulg. ne regardant que le grec a pris le premier. Ainsi c’est le double sens des Sept. qui s’interposant entre la Vulg. et l’hébreu a produit cucurri, sans lecture différente. Voyez un fait identique au ps. Notus in Judaea, Reliquiae cogitationum (4), etc. La jonction du Séla pour la ponctuation et le Makkaf, prouvent bien que cette ponctuation est des rabbins, car comment le compositeur aurait-il mis cela en sa strophe? D'ailleurs cela rompt la mesure. Cela pourtant ne prouve pas que cétte ponctuation soit arbitraire, et n'ait quelque chose de traditionnel; car les Masorètes ont pu, en conservant la tradition sur le reste, pour la coupe du verset, et suivant leurs règles pour le reste, intercaler ce mot à la fin, en fléchissant l’accentuation, prout opus erat.
LXITI (1) Vatable, qui traduit ici (62) Super Idithun, renvoie à ps. XXXIX, 1 (40), où on lit : « Praecentori ipsi Idithun » (D devant les deux noms), et ce commentaire : «Idithun, un des célèbres maîtres de chant que David institua, à ce qu’on voit par 1 Par., XVI, 38 et XXV, 1, soit qu’il faille comprendre : à lui donné pour chanter, ou composé par lui ».
(2) Leopold, 142 a, 141 b.
(3) Genebrard: « [Cucurri] #ôguuov, cucurrerunt, pour répondre à l’hébreu. 37", larutsu, de ÿ7 ...Les Masorètes, de ny, ont voulu (ont aimé) le mensonge » (336-337).
(4) Cf. supra, pp. 215-216.
LHEA
Psaumes Choisis 219