Jubilamus in auxilio tuo
Je croirais volontiers que [l’] affixe 7 Se rapporterait à Dieu : pourtant ce ps. est trop peigné et trop régulier pour admettre cela. [D'ailleurs Jéhova
(c) [Interl.] Probablement du temps des rois.
(d) [En marge] Généralement dans tous les ps. circonstanciels, on ne fait allusion à la circonstance que dans quelques strophes, puis dans le reste on exploite les lieux communs. C’est tout à fait en cela le genre de Pindare (13).
(e) [Zd.] Emploi du Séla une seule fois, remarquable.
(#) [Id.] Idée de la vocation des Gentils sent le moderne, pourtant on la trouve en germe aussi informe du temps de David.
(12) « Au maître de chœur », premier mot du ps. XLIX.
100) Voir dans Lowth un passage sur les digressions chez Pindare (II, 188-
lat
Psaumes Choisis 251
n’est pas invoqué en deuxième personne en ce ps., si ce n’est dans le dernier verset, où il y a une raison particulière, et on voit qu'il y a en cela dessein spécial de forme] (a).
7. ...Exaudivit eum e caelis sanctitatis suae. Caelum sanct., expression qui me paraît moderne, et peut-être hiw#. 10. Jehova salva ; o rex (b).
Dieu appelé en apostrophe par 700 est bien inusité. Il y a tant d’autres noms de Dieu (1). V. Genebrard, bonne note (2).
[f° 155 v.] — Ce ps. est d’un genre tout particulier. Ce n’est pas une ode, ce n’est pas une hymne, c’est une prière en vers. Le titre de la Vulg. en est un argument parfait : c’est une prière pour un roi qui entre en campagne (3). La poésie n’y est pas brillante, et ne devait pas l’être; le ton est doux et pieux. Le style est soigné. Il est remarquable que Jéhova n’est invoqué en apostrophe qu’à la fin. Cela sent la prière juive, dont ce psaume est un spécimen. Il n’a pas l’abrupt des anciens ps., changements de personne, etc. Selon l’usage, au bout de quelque temps, il suppose la prière exaucée, et parle en ce sens ‘v. 7).
Traduction.
7. (c) Oui, maintenant je sais que Jéhova sauvera son Christ, et qu'il l’exaucera du saint empyrée; sa droite est puissante pour sauver. 10. O Jéhova, sauve notre roi.
(a) [Interl.] (b) [Première version, rayée] Jehova salva regem. (c) [En face, dans la marge] Transport prophétique.
XX (1) Au v. 2, à propos de Nomen Dei Jacob, Genebrard signale « la variété des mentions du nom de Dieu dans ces psaumes » (112).
(2) Ib., et 114 : « Domine salvum fac regem : et exaudi nos... » (Vulg.) « Les modernes construisent autrement : Seigneur, sauve-nous ; que le grand Roi nous exauce ». Mais l’accusatif s'impose pour duatre raisons, dont la troisième est que les Masorètes n’obligent pas à les suivre, ayant mis l’accent à leur gré; et la dernière, qu’il s’agit ici, la suite des idées le prouve, d’une prière pour un roi.
(3) Renan veut sans doute parler non du titre, mais de l’argument : « Prière ou vœu pour un prince pieux partant en guerre, afin que Dieu lui soit propice ».
252 Exégèse Biblique