Super Gittith. — Psalmus David
2° pins, nom d’un instrument de musique, ou d’un ton, ou plutôt de l’un et de l’autre, d’un instrument sur lequel on chantait sur ce ton. Peut-être aussi le nom d’un air, qui commençait par pninj314, et peut-être faudrait-il alors lui conserver le sens de {orcularia. Ce serait une chanson de vendangeurs (1). 4 -;-6, à David. Selon Muis et Vatable, pour de David,
(4) Brev. paris., pars aestiva, 1380 a.
(5) Un Nota de Le Hir répond à ces réflexions : « Le psautier liturgique contient ce psaume selon l’ancienne italique : d’où les différences avec la Vulgate » (Les Psaumes, 218). — Point traité par Rondet, dans une Dissertation de la Bible de Vence (t. VII, 1770, 273 et seq.).
(6) Cf. Lowth, Leçons etc., 1812, t. I, 280 (à propos de Deut., XXXILI) : «Une première remarque..…., c’est le changement subit et fréquent des personnes
se le discours s’adresse ». 1b., 282, comparaison avec une apostrophe de irgile.
VIII (1) Cf. Bibhia… Vatabli, 8 : « Genre de mélodie selon lequel, ou instrument de musique sur lequel le ps. devait être ou était chanté. Sept. et Vulg. : pro torcularibus.. de M}, torcular. Ce ps. était peut-être chanté dans les fêtes des
vendanges ». D’après Glaire (Lexicon..., 142 a), ce peut être aussi «le début d’un air connu à l’époque ». s
Psaumes du Petit Office de la Vierge 125
comme en français, le livre à Pierre (2). En effet 5 s'emploie souvent pour le construit.
FUN AEE
Le sens général du verset est assez difficile à saisir : il fait probablement allusion à quelque fait. [Renan hésite entre plusieurs sens, dont celui-ci :] Peut-être pourrait-on aussi l’entendre : tu as tiré de la bouche des enfants la force nécessaire pour réduire au silence ou détruire leurs ennemis qui voulaient se venger d’eux; faisant allusion à quelque fait judiciaire ou autre du temps. [Mais il y a un inconvénient.]
[f° 42 v.] 5. Quid mortalis quia recordaris ejus, et filius hominis quia curas eum?
Parallélisme remarquable. Filius hominis synonyme de homo, important pour le N. T. Le fils de l’homme en parlant de N. S. l’homme-type; cela favoriserait presque le mythisme, s’il était permis de croire qu’on en eût eu l’idée à cette époque.
6. Et deficere fecisti eum paulo a Diis, et majestate et honore coronasti eum.
3° ps199n, est-ce Dieu lui-même, sont-ce les dieux des nations, sont-ce les anges? Leopold ne lui donne ce dernier sens pour aucun endroit, et quant au premier, il n’est pas naturel ici: il faudrait: Minuisti a te. Je crois donc qu'il prend l’idée de dieux telle que les païens la concevaient, des êtres supérieurs à l'humanité, en la laissant dans son vague; ceci confirmerait la remarque que j'avais faite sur le v. 3 du ps. XCIV [lisez : XCV]. Le psalmiste se met au point de vue païen. 5° [Renan propose pour ce verset un sens particulier :] [f° 43 r.] C’est un innocent délivré (David persécuté, puis roi, constituisti [v. 7] etc.) de ses ennemis, qui dit (à la troisième personne): Qu'’étais-je pour que vous vous souvinssiez de moi?... Un moment vous m'avez privé de votre présence, et puis vous m'avez couronné... Il faut avouer que cette suite dans quatre versets consécutifs est remarquable; et que cette idée de Minuisti eur paulo minus.. n’est pas bien antique : c’est trop métaphysique. Néanmoins comme le reste du psaume paraît s'appliquer à l’homme en général, je préfère y appliquer aussi ces deux versets. Peut-être faudrait-il unir les deux sens. David célébrant d’abord sa délivrance, puis passant à l’homme en général.
(2) Vatable ne dit rien sur 1119 à ce ps. VIII. C’est au premier psaume où cette expression se lit (III, 1), que se trouve la Note empruntée à Muis. Toutefois Renan n'avait pas besoin de s’y reporter. Elle lui avait été signalée par Le Hir, plusieurs mois auparavant, à l’occasion de Gen., VII, 11. Et ses Notes de classe {vol. 11480, fo 356 r.) suffisent àexpliquer ce 4°.
126 Exégèse Biblique
[fo 43 v.] 10. Jehova, Domine noster, quam magnum nomen luum in tota terra.
Ces louanges générales me détournent d'adopter le sens particulier que j'avais marqué aux v. 3, 6 etc.
— Je crois donc que ce psaume est un chant de louange à Dieu pour ses œuvres, et surtout pour l’homme, la plus excellente de toutes.
Traduction.
3. C’est de la bouche du nouveau-né et de l’enfant à la mamelle que tu aimes à tirer ta louange, pour humilier tes rivaux, et réduire au silence tes ennemis et tes jaloux.
[f° 44 r.] 6. Tu... as abaissé [l’homme] un peu au-dessous des Dieux, tu l’as couronné d’honneur et de gloire.