‹ Travaux de Jeunesse 1843-1844Chapitre 32 sur 138 · Finiti sunt hymni David, filii Yichay (b · texte numérisé non relu

Finiti sunt hymni David, filii Yichay (b

2° hy55n, preces ; la couleur de ce mot semble montrer que ceci est moderne (12). Du temps de la composition on l’eût moins envisagé comme prière que comme chant, poème, etc. 4° Comme ce verset est moderne, il ne prouve pas qu’il ne faille entendre 5 dans le titre 55bw6 , comme dans -+6, de David.

— Ce psaume est une prière pour le commencement du règne d’un jeune prince. Dans ses souhaits [ou ses prédictions (sorte de généthliaque)! (c), le psalmiste fait la peinture du beau idéal (13) d’un règne heureux, tel que les Juifs l’entendaient, et avec tous les traits qu'ils’ se figuraient du Messie : la justice, l’exaltation et le soin de venger les faibles (trait principal), une domination universelle sur les nations les plus éloignées, qui lui apporteront leurs tributs (autre trait typique), une longue postérité qui perpétuera son nom, etc., enfin tout l’univers heureux en lui et se félicitant avec lui : voilà ce tableau qu'on peut regarder comme un des plus complets des idées messiaques des Juifs. Il se termine par un cri d’action de grâces au Dieu suprême, auteur de ces merveilles, et dans lequel le psalmiste semble se reposer avec l’univers heureux dans son mystérieux avenir (14).

Traduction.

1. De Salomon. -— O Dieu, donne ta sagesse à et ta justice au fils de notre roi.

8. Qu'il domine d’une mer à l’autre, que son sceptre s’étende depuis le grand fleuve jusqu'aux confins de l’univers.

9. Qu'en sa présence les habitants du désert tombent à genoux...

10. Que les rois de Tharsis et des îles lointaines lui apportent leurs présents, que les rois de Saba et de Seba lui offrent leurs tributs.

[f° 67 v.] 15. [Les malheureux] vivront heureux sous son empire, lui-

[f° 57 r.] notre prince,

(b) [A cet endroit, en add. de même encre] (La nature de ce ps. porterait assez à croire qu’en effet il est le dernier de David : prière pour son fils qui va lui succéder). C’est aussi le sentiment de Bellenger (11).

(c) [ ] Add. interl. de même encre.

CE Bellenger (Liber Psalmorum.., 254, n. a), concilie ceux qui attribuent ce psaume à David et ceux qui le croient de Salomon. David mourant avait dicté la matière de ce chant, où il recommandait son fils à Dieu ; et Salomon mit ensuite cette matière en forme de psaume.

(12) Vatable considère ce v. 20 comme «ajouté par ceux qui mirent en ordre les Psaumes de David » (73).

(13) Pour cette expression, qui se lit également dans Fr. Int., 284, on peut voir infra p. 289 n. 82, mais aussi Chateaubriand, Génie du christianisme, 2e partie, 1. IT, ch. XI, où le « beau idéal » est défini.

(14) Lowth fait allusion en deux endroits à la richesse en images et aux autres qualités littéraires de ce Psaume, «inauguration de Salomon » et modèle d’allégorie mystique (1, 211-212; IT, 175-176).

136 Exégèse Biblique

même leur distribuera l’or de Saba; sans cesse ils prieront pour lui, et tout le jour ils béniront son nom.

16. Que sa postérité remplisse la terre, que sa race soient [sic] comme ces forêts qui s’agitent sur les sommets du Liban, qu’elle se multiplie de ville en ville comme l’herbe des champs.

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