‹ Travaux de Jeunesse 1843-1844Chapitre 38 sur 138 · Et cantores ut saltantes, omnes fontes mei in te · texte numérisé non relu

Et cantores ut saltantes, omnes fontes mei in te

C’est Dieu qui parle (d) en ce verset (e). L'espace entre les deux Sélas font un espace [sic] bien distinct, où Jérusalem est traitée à la troisième personne : au contraire en deçà des deux Sélas, elle [f° 62 r.] est traitée à la seconde. Cela marque évidemment un changement de chœur, en un mot quel-

que chose influant sur la marche du morceau.

— Ce psaume fort difficile, mais d’une poésie tout à fait lyrique et antique, est un éloge de Jérusalem et de la nation choisie. L'époque en doit être ancienne, quoique postérieure au transport de l’arche à Jérusalem, et aux grandes relations des Juifs avec les nations étrangères...

Traduction.

1 chœur.

1. Aux fils de Coré. — Cantique à orchestre et à voix. — Ses fondements sont assis sur la sainte montagne. \

3. On dit que ton sein renferme des merveilles, sainte cité de Dieu. Séla.

2 chœur.

4. Un jour, dit Jéhova, je ramènerai devant moi l'Egypte et Babylone, je rassemblerai les enfants des Philistins, de Tyr et de l'Ethiopie, pour chercher parmi eux ceux qui me connaissent; et à peine pourrai-je dire d’un de mes élus : Celui-ci est né parmi eux.

[f° 62 v.] 5. Mais quand je passerai à Sion : Tous ceux-ci, tous ceux-ci, m'écrierai-je, ont vu le jour dans son sein : elle est la ville qu'a fondée le Très-Haut.

(c) [{nterl.] Redoublement analogue à celui des Grecs : Aékuxo ; remarquable en ce nom antique.

(d) C’est le psalmiste qui parle rayé.

(e) [Au bas du feuillet] Ce ton interrompu, Dieu et le psalmiste parlant sans transition l’un après l’autre, sans qu’on s’aperçoive du changement, est très antique et caractéristique de ce ps.

Christ). Et dans cette interprétation, la fin du v. Iste natus est ibi, doit être traduite comme s’il y avait le pluriel, isti nati sunt ibi (ibi voulant dire à Jérusalem). Il s'agirait des villes jadis ennemies des Israëlites, et dont beaucoup d'habitants seraient destinés à devenir leurs concitoyens. C’est aussi le sens qu’indiquent les v. 5 et 6. « Au v. 5, il faut traduire : « Et Sioni dicetur : Homo et homo natus est in ea », C'est-à-dire des gens de diverses nations, un Ethiopien, un Egyptien, etc., sont nés à Jérusalem, de parents y résidant après la prédication de l'Evangile » (89). — Bellenger : « Numquid Sion dicet : Homo et homo natus est in ea? Homo et homo : grand nombre d'hommes; ou un Juif et un Gentil; des . hommes de toute race et nation » (326 et n. i).

Psaumes du Petit Ofice de la Vierge 141

6. Quand Jéhova fera le dénombrement des peuples, à peine trouvera-t-il parmi eux quelque nom fidèle. Séla.

1 chœur.

7. On n'entend dans ton sein, Ô Sion, que danses et cantiques; c’est en toi que Jéhova a placé la source de ses faveurs.

Page 1