GO NICE
(e) [En marge] Tableaux suivis : 1° Tableau du froid : accumulation, quis sustinebit, trait qui termine parfaitement le tableau. Puis [au v. 18] Emittet
verbum.….. ; (£) [Zd.] Son souffle, son haleine, les vents chauds (8), expression à double
sens.
(g) [Zd.] L’Alléluia qui manque au milieu (10) fait difficulté pour les séparer, car leur réunion supposerait un dessein formel : or cela ne se peut supposer.
(6) C’est ce qu’on voit aux v. 14-17, qui commencent par reddens, mitiens, dans, projiciens (cf. encore note au v. 19) et, dans le ps. CXIIT, surtout au v. 7, d’après la traduction latine de Renan. ;
(7) Vatable, à eloquium suum, invite à entendre cette expression des phénomènes naturels (pluie, neige, grêle) (140).
(8) On lit parmi les sens proposés par Genebrard : « Ou, le vent soufflant (chaud ou du midi), ce qui était gelé tournera en eau » (946).
(9) La première se terminant après le v. 11.
(10) Il existe dans la Vulg. en tête du second psaume. Et le v. 1 de ce second
ps. (v. 12 de l’hébreu) contient 64.
176 Exégèse Biblique
correcte. Ce sont, ou c’est un cantique de louange, qui ne s'applique spécialement à aucune circonstance, si ce n’est au v. 2 ou 3, où il y a une allusion au retour de la captivité (h). Le poète... expose les raisons qui... rendent [Dieu] digne de louange, [notamment] [le plaisir qu’il a à humilier les superbes et élever les humbles, idée fort chère aux Hébreux] (j). De temps en temps il s’interrompt pour exciter à louer Dieu, selon le mode accoutumé des Hébreux, puis il... intercale (v. 11 et 12) (11) une pensée morale peu liée au reste, et qui ressent fort le moderne. Elle est trop morale, trop calme, trop ménagée, trop pieuse, pour être des temps anciens. Le poète... [f° 96 r.] s'arrête [ensuile] avec complaisance à des descriptions de la nature propres à relever la gloire de Dieu, et toutes dans le goût des descriptions hébraïques…
Ce psaume est un morceau remarquable de la poésie descriptive des Hébreux. Les divers types poétiques des peuples nous offrent trois genres de poésie descriptive : 1° celui des anciens (Grecs et Romains), (v. Chateaubriand, Gén. du Christ...) (12) porté à suppléer à la description des faits et des choses, par celle de causes multiples et imaginaires, Sylphes, Nymphes, etc. 2° Celle des modernes, s’attachant aux faits et aux choses telles qu'elles sont, disant ce qui est. 3° celle des Hébreux, se rapprochant de celle des anciens, où Jéhova fait tout. Ils ne décrivent pas le fait, mais ce que fait Jéhova pour produire le fait. Voy. le ps. CIIT [lisez CIV], leur principal morceau en ce genre, où pourtant ce caractère est moins frappant.
Traduction.