‹ Travaux de Jeunesse 1843-1844Chapitre 74 sur 138 · Canticum ascensionum · texte numérisé non relu

Canticum ascensionum

[f° 99 r.] 7. Spera, Yisrael, in Jehova ; quia cum Jehova misericordia, et multum cum eo liberatio.

Termes abstrails, sentant le moderne.

(c) [Au-dessous, dans la marge:] Benedictio… etc., est peut-être le salut, et Benedicimus..., la réponse des salués.

(3) Lec. XII, De la Comparaison. « Les poètes hébreux... font de cette ficure l’usage le plus fréquent; mais la brièveté en compense chez eux l’abondance. Presque toujours la similitude roule sur quelque circonstance particulière qu’ils exposent avec simplicité, n’ajoutant que bien rarement les autres accessoires qui sont étrangers à leur dessein. Aussi peut-on regarder à peu près comme unique l'exemple suivant, dans lequel, à la circonstance essentielle, vient se joindre un développeie ee d’accessoires et de détails éloignés » (1, 233-234). Suit la traduction

es v. "ae

(4) Le CXXIV:, qui fait également partie du Recueil des Degrés; cf. Supra, pp. 162-163. L'expression qui, se retrouvant ici et là, a dû suggérer à Renan cette

remarque, est SN N5°5N (CXXIV, 1 et CXXIX, 1).

Psaumes du Petit Office de la Vierge 1F9

8. (a) Et ipse liberabit Yisrael, ex omnibus iniquitatibus ejus (b).

— Ce psaume a une couleur toute morale, semi-métaphysique, des temps de la captivité; les reprises des psaumes des Degrés y sont partout marquées (au moins pour la reprise de Seigneur-Seigneur) (ec). [f° 99 v.] Il est caractérisé par des variantes de leçons (1), qui ne se trouvent pas dans les autres psaumes de ce genrè. — C'est une prière à Dieu, pour lui demander pardon des péchés du peuple. Le poète appuie surtout sur l'espérance en sa miséricorde, en sorte que c’est aussi un cri d’espérance : il peut être de l’époque de la captivité, quand elle durait encore. Le commencement et la fin inclineraient à le croire.

[f° 100 r.] PSAUME CXXxXI.

(Domine, non est exaltatum) 1. Canticum ascensionum. — Davidis.

[A propos d’un sens possible :| [On conserve alors cette belle image “»93 by , mon cœur est sur moi, à ma poursuite] (d). [En lisant, comme la Vulgate, sw53 by bin3s,] [f° 100 v.] il y a un jeu de mots (1) bien dans le goût des anciens, et fort heureux (e).

— Ce psaume a l’air antique, et a bien la couleur des prières davidiques. Je crois qu'il est de lui. Il faut en croire les titres, quand il n’y a pas de raison de les arguer de faux. D'ailleurs le rythme des psaumes des Degrés y est à peu près nul. Joignez-le en cela au ps. CXXIX. Cela infirme l’idée de Gesenius. [Le parallélisme au contraire y a une perfection remarquable] (f). — C'est un simple entretien du cœur s’ouvrant devant Dieu, et lui exposant ses sentiments intimes...

Traduction.

2. Si je n’ai pas tenu mon âme dans le calme et le silence, que mon cœur inquiet me poursuive, comme l’agneau sevré, qui cherche le sein de sa mère.

(a) [Add. marg. avec renvoi] Belle reprise; c’est le poète qui parle en luimême, et précédemment à Israël.

(b) [/d.] Idée moderne.

c) [Au haut du feuillet] Le mot Adonai y est plus usité que dans les autres.

(d) [ ] Add. marg. avec renvoi.

(e) [Zd.] Remarquez même le jeu de voyelles : Kegamoul, Kagguemoul. a-e =e-à.

(DL IL Tnterl.

CXXX (1) Surtout au v. 4 (Vatable, 128; Genebrard, 850). CXXXI (1) L'un des mots, en effet, est le participe passif de gamal, sevrer;

l’autre est un substantif signifiant récompense. Vulg.: « Sicut ablactatus est super matre sua, ita retributio in anima mea ».

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