‹ Travaux de Jeunesse 1843-1844Chapitre 76 sur 138 · Tu... a tribulatione custodies me · texte numérisé non relu

Tu... a tribulatione custodies me

(Affinité de cette racine [-y3] avec -1y (4), protectio, rupes, peut-être est-ce la vraie origine de ce nom de Dieu (Jupiter protecteur...).

[f° 102 r.] — Ce psaume est une pièce de poésie purement morale et religieuse. Il me paraît ancien; le titre Maskil, les Sélas et autres caractères, le prouvent; il prouve alors que l’esprit judaïque avait ses racines même aux temps davidiques. Il n’a pas d’unité bien remarquable. Au commencement l’idée de péché et de justification domine le poète, à la fin c’est l’idée de la protection de Dieu (idées tout à fait dans le cycle juif). Les sept premiers versets semblent supposer chez les Juifs un rite qui eût quelque analogie avec la confession des péchés, mais probablement faite à Dieu. (V. Genebr. sur le v. 6) (5). — L'auteur... peint le châtiment terrible d’un aveu non sincère (mettant à la première personne une vérité générale, comme St Paul, Rom., VII) (6). Il... termine, selon le mode judaïque, par l’opposition du sort des justes et des pécheurs. — La poésie n’est pas remarquable, c’est le ton purement moral, et le style n’a pas le poli des ps. des Degrés, etc.

[f° 102 v.] PSAUME CII.

(Benedic, anima mea, D", et omnia)

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