GG
6;io
<nuit
kl.
Le 8 septembre à 9 heures du matin, on prélève un échantillon de sang dans la fémorale. Sucre du sang 0,44 %• Puis l’animal est tué par hémorrhagie. Son foie est extrait aussitôt, et on en détache un fragment pour le dosage du sucre. Sucre du foie 1,2 7o • Glycogène 0. Le foie est alors lavé par un courant d’eau salée tiède injectée par la veine*porte. Après ce lavage, le tissu hépatique ne contient plus que 0,357o de sucre. La glande est alors abandonnée pendant trois heures à la température du laboratoire (20® G.). Au bout de ce temps, on y dose de nouveau le sucre et on en trouve 0,3 %•
Dans toutes ces expériences, le fragment de glande transplanté avait donc subi un certain degré d’atrophie, bien que ses vaisseaux nourriciers de provenance intra-abdominale eussent été épargnés. C’est qu’en effet, suivant les cas, ces derniers ont un calibre plus ou moins considérable, et pour la réussite de l’expérience, il faut tenir compte des variations anatomiques : chez certains animaux, ces vaisseaux sont très grêles et impuissants à entretenir un bon état de nutrition de la greffe. Voici encore une expérience du même ordre, dont l’intérêt se trouve dans le fait que le fragment de pancréas transplanté fut complètement privé de ses connexions intra-abdominales parla section du pédicule
vasculaire. Nous savons qu’il est difficile, en opérant delà sorte, d’enrayer la production du diabète ; mais l’exemple suivant prouvera que, même dans ces conditions expérimentales défavorables, la greffe exerce encore une certaine action.
Expérience xxv. — Gbien de IG kilogr. Transplantation sous la peau du ventre de la portion descendante du pancréas le 1 1 décembre 1893. Le pancréas restant dans l’abdomen est extirpé le G janvier 1894; à ce moment on résèque de plus entre deux ligatures le pédicule vasculaire de la greffe.
Les jours suivants, la glycosurie apparaît avec intensité et passe graduellement dans l’espace de huit jours de 2 % à 4-5 7o- Le 15 décembre, en sondant l’animal à plusieurs reprises, on a :
/ nuit... 1320“ d’urine avec 4 de sucre.
15 décembre. | 9 h... 100 — 2,5 —
(lOh... 10 — 1,1 —
La greffe est alors extirpée. Son tissu est mou et flasque et présente des cavités kystiques ; on y voit cependant par places du tissu à aspect nettement glandulaire, mais en très petite quantité. A la suite de celte opération, la glycosurie se renforce immédiatement de la façon suivante :
Du 15 au 16 910“ d’urine avec 6,8 % de sucre
/ 9 h. du matin. . . 250
16 décembre. J .
1 nudi 66
1 h. après midi. . . 45
La donc encore, la greffe, bien que dégénérée en grande partie et fonctionnellement très réduite, s’opposait manifestement au plein développement de la glycosurie.
Voici, enfin, pour clore celte série d’expériences, les deux cas où le morceau de pancréas inséré sous la peau ne fut point extirpé ; dans l’un deux, le pédicule vasculaire de la greffe fut sectionné entre deux ligatures. Pour l’un comme pour l’autre, l’action exercée par la greffe est très nettement marquée au début de l’observation, puis elle s’atténue et finit par disparaître au fur et à mesure que le tissu glandulaire s’atrophie.
Expérience xxVi . Chien de 19 kilogr. Transplantation souscutanée de la portion descendante du pancréas, le 2 mars 1893.
Extirpation du pancréas restant dans l’abdomen, le 19 avril. Lagreiïe paraît alors atrophiée, elle ne forme pas de saillie sous la peau. Poids de l’animal, 18 kil.
La glycosurie apparaît après l'opération ; elle est d'abord faible et inconstante; mais elle ne tarde pas à s'élever, et, à partir du 26 avril, elle ne manque plus. Le tableau suivant résume toute l’observation.
Tableau VIII.
Dates
Quantité
d’urine
Sucre 1>. 100 I en tout
Ur
ée
en tout
Rapport du sucre à l’urée
OJaservations
Avril
gr
gr
gr
rrr
Nourriture 1 kil. viande de cheval par jour.
lOM)
mai
Injection intra-péritonéale
d’un extrait à l’ébullition de pancréas de bœuf ' .
1 kil. viande + 80’^ axonge.
1 kil. viande + 40s’’ galactose
1 kil. viande.
1 kil. viande + 40?^ glucose.
1 kil. viande.
1 kil. viande. Transfusion
intra-veineuse de sang artériel normal.
1 kil. viande -f l^*' naphtol.
7c7. -1- 2»'’ naphtol.
Id. -p 2s“^ antipyrine.
1 k. viande. Injections sous-
cutanées d’extrait aqueux de pancréas de chien.
' Cet extrait fut préparé avec trois pancréas de bœuf^ broyés et bouillis dans de l’eau ; le liquide fut réduit par évaporation à 160®=. Ou en injecta 65®® dans le but de rechercher si les matières extractives du pancréas auraient une influence sur la glycosurie. Aussitôt après l’injection, l’animal se montra très abattu et refusa toute nourriture. Mais le lendemain il était complètement rétabli.
Le 17 mai, l’animal est sacrifié. On retire de la vessie 52 centim. cubes d’urine avec 9 % de sucre. Dans le sang on dose 0,34 de sucre p. lÜO. Le foie cuit une demi-heure après la mort, renferme 1,5 % de sucre et des traces de glycogène.
Remarque. — Eu disséquant la région où avait été implantée la greffe, on trouve un très petit fragment de pancréas qui avait conservé l’aspect glandulaire.
Expérience XXVII. — Chien de 17 kilogr. 1/2. Transplantation sous la peau de l’abdomen de la portion descendante du pancréas, le 9 février 1894. Extirpation du reste de la glande, le 28 février. Le lendemain, l’animal excrète 350'*=. d’urine, avec 1,9 "/o de sucre; puis, les jours suivants, la glycosurie disparaît totalement.
Le 14mars, par une ouverture pratiquée à l’abdomen, on sectionne le pédicule vasculaire de la greffe entre deux ligatures.
Le lendemain, l’animal excrète 510'’“. d’urine avec 0,7 7o de sucre ; mais, le 16, on n’y trouve plus de sucre, .et cette absence de glycosurie se maintient jusqu’au 21. A. cette date, l’animal commençant à ingérer des hydrates de carbone, le sucre passe régulièrement dans Lurine chaque jour.
D’abord faible, la glycosurie se renforce progressivement et de 0,5 °/o passe à 9 7o dans l’espace de quelques jours. On a, par exemple, pour une ration quotidienne de 1 kilogr. de viande et 100 gram. de pain.
22 mars
660°“ d’urine avec