MÉMOIRE SUR PLUSIEURS NOUVEAUX SIGNES DE LA MORT FOURNIS PAR
l’ophthalmosgope, lu à l’Académie des sciences. Brochure in-12. Paris, 1867.
Dans ce travail se trouve la découverte de plusieurs nouveaux signes de mort qu’on découvre avec l’ophthalraoscope.
A l’aide de cet instrument on voit dans l’œil l’instant où la vie cesse dans le cerveau et où cet organe cesse de fonctionner. Ainsi, à l’instant même de la mort, les artères rétiniennes se vident et cessent d’être apparentes. Les capillaires de la choroïde se désemplissent et cette membrane se décolore et devient grise au lieu d’être rouge. La papille qui paraissait blanche sur le fond rouge choroïdien ne se voit plus, et les veines rétiniennes n’ont plus qu’une colonne interrompue de sang dans leur intérieur.
Ainsi, disparition de la papille; disparition des artères de la rétine; décoloration grise de la choroïde; interception de la colonne veineuse des veines rétiniennes : tels sont les signes de mort que j’ai découverts dans l’œil.
J’y ajouterai qu’après la mort l’atropine ne fait plus dilater la pupille à cause du défaut de contractilité de l’iris, ce qui permet de considérer le sulfate d’atropine comme un réactif de la mort. Si sous son influence la pupille s’ouvre, la mort est incertaine ; mais, si la pupille ne se dilate pas, la mort est incontestable.
RÉFLEXIONS CRITIQUES SUR UN CAS DE MORT APPARENTE DURANT SIX HEURES, AVEC ABSENCE DES BATTEMENTS DD COEUR A L’AUSCULTATION. Gazette deS hôpitaux, 1854, page 283.
MÉMOIRE SUR l’emmagasinage DES EAUX DE PARIS. Gazette des hôpitaux^ 1861. Brochure in-8 de 16 pag*es.
Sans m’occuper de la quantité et de la qualité des eaux de Paris, double problème qui ag-ite la science et l’administration, je me suis borné à indiquer dans ce travail le vice du mode d’emmagasinage et de distribution des eaux de la ville.
J’ai fait connaître, ce que l’on ignorait généralement, les altérations que les eaux subissent dans les réservoirs découverts du Panthéon, de Saint-Victor, de Vaugirard, de Passy, de Monceaux, de Ménilmontant, etc. J’ai révélé dans ces eaux la présence d’innombrables crustacés ou d’infusoires végétaux et animaux qui s’y corrompent dans les grandes . chaleurs et lui donnent des qualités assez mauvaises pour faire périr les poissons qu’on y élève. On sait en effet que M. Goste s’est plaint de voir périr en quelques heures, dans les temps d’orage, les poissons qu’il élève au Collège de France et qui nagent dans les eaux qu’amène le réservoir du Panthéon.
C’est à l’emmagasinage des eaux dans des réservoirs découverts, exposés à l’action d.u soleil, recevant les poussières animales et végétales de l’atmosphère que jai attribué la corruption des eaux.
Ma conclusion a été de couvrir les réservoirs où l’on conserve les eaux de la ville, et de les couvrir de deux abris, l’un fermant le réservoir et l’autre superposé à une petite distance pour empêcher la première fermeture de s’échauffer par le soleil.
MÉMOIRE SÜR LE VERDET DD BLÉ ET DU MAÏS Oü VERDERAME DANS LEURS RAPPORTS AVEC LA PELLAGRE. Communiqué au Congrès international de Paris en 1867.
Dans ce travail j’ai exposé les recherches microscopiques que j’ai faites sur le verdet du maïs qu’on dit être la cause de la pellagre. Cependant, comme il y a des pellagres chez des sujets qui n’ont jamais mangé de maïs et qui ne se nourrissent que de blé, j’ai recherché dans le blé de mauvaise qualité des mauvaises récoltes, ou dans le blé qu’on rentre mouillé, s’il n’y avait pas quelques champignons analogues à celui du maïs, et j’ai découvert que ces deux céréales conservées dans un endroit humide étaient le siège d’une altération cryptogamique de même nature et qu’elles pouvaient être le siège du verdet.
Ce champig*non se développe à volonté sur le blé et sur le maïs mouillés que l’on g’arde dans un pot et on peut l’étudier au microscope.
J’en ai fait le dessein qui a été g-ravé, et on peut constater l’identité de ces deux productions cryptog’amiques.
Il résulte de mes recherches que le blé peut être malade comme le maïs, et que si c’est au verdet du maïs qu’il faut attribuer la pellag’re des pays où l’on se nourrit exclusivement de cette céréale, le verdet du blé est peut-être la cause de ce qu’on appelle la pellag're sporadique.
NOUVELLES RECHERCHES SUR LES LOIS DE LA MORTALITÉ DES ENFANTS. Paris, 1858. Gazette des hôpitaux^ brochure in-8.
Ces recherches font connaître par unè statistique nouvelle faite à Paris dans les hôpitaux de l’enfance, à l’hospice des Enfants trouvés pour une période de ving't ans, à la direction municipale des nourrices pour la même période de ving't années, les lois delà mortalité des enfants dans leurs différentes conditions d’assistance. — En réunissant ces chiffres à ceux que donne l’étude de la mortalité g'énérale dans la ville, on arrive à des conclusions importantes qui ont été reprises récemment par la Société protectrice de l’Enfance et par les auteurs qui sé sont occupés de ce sujet.
Dans ce travail, j’ai montré quelle était la mortalité du premier âge., quelle était la mortalité d’après le sexe des enfants, d’après la richesse des familles, d’après le mode d!alimentation, d’après la température, et, à cette occasion, j’ai fait connaître combien est dang-ereuxle mode de constatation des naissances au moment de la saison rig'oureuse, et combien M. Loir a eu raison de demander comme pour les décès la constatation des naissances à domicile. Aujourd’hui, grâce à ces travaux, on a pu org'aniser la surveillance des enfants mis en nourrice et la constatation des naissances à domicile a été décidée par l’administration.
Ce mémoire se termine par les conclusions suivantes :
La mortalité des enfants en g-énéral, prise dans les différentes conditions sociales, est aujourd’hui, en France, d’wn sixième pour la première année, tandis qu’elle était autrefois d’wn quart.
Dans la même période d’âg'e, la mortalité des enfants est à'un cinquième chez les garçons, tandis qu’elle n’est que à'un sixième chez les filles.
La mortalité des enfants est plus considérable dans les familles pauvres que chez les personnes riches.
Le froid aug-mente la mortalité des nouveau-nés, et en hiver celle des enfants abandonnés, naturels ou lég’itimes élevés à la campagrie, est 11 pour 100 dans les dix premiers jours de la vie, et on ne peut sans dang-er les sortir tout de suite pour les porter à la mairie ou à l’ég’lise; de 55 pour 100 dans la première année d’âg*e.
Il est nécessaire d’établir un service de constatation des naissances à domicile pendant la saison froide, au moyen de médecins délég*ués par la mairie.
L’allaitement au biberon et au petit po?aug*mente beaucoup les chances de mort chez les enfants trouvés.
La mortalité des enfants de la classe moyenne envoyés en nourrice par l’administration est de 29 pour 100 dans la première année.
Cette mortalité pour la première année d’âg'e enfin est plus considérable dans les treize départements qui entourent Paris que dans chacun des autres départements du reste de la France; et cela tient probablement : 1° au plus g*rand nombre d’enfanfs trouvés qui s’y rencontrent ; 2“ au manque de soins nécessaires chez les enfants envoyés en nourrice ; 3° au rayonnement des maladies endémiques ou épidémiques de la capitale.