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De la chaleur dans les maladies

{Nouveau Dictionnaire de méd. et de chir. pratiques. 1867, t. VI, p. 772.)

Ce travail est difficile à analyser : c’est à la fois une œuvre didactique, de vulgarisation, et de recherches cliniques personnelles au professeur.

Depuis les recherches fr<ançaises, la thermométrie clinique s’était rapidement répandue et développée à l’étranger; des générations entières d’observateurs s’étaient mises à l’œuvre dans toutes les écoles ; mais ces recherches étaient tragmentairemenl disséminées dans leurs journaux. (Le traité de Wunderlich n’avait pas encore paru.)

M. Hirlz réunit tous ces documents à ceux c[ue lui-méme recueillait depuis de longues années, et l’article Chaleur fut la première monographie de la thermométrie clinique.

Après un exposé liisiorique très-condensé, hauteur traite dans une série de chapitres :

1” De la mensuration de la chaleur au lit du malade : précautions à prendre, causes d’erreurs, choix des thermomètres, durée de l’application, moyens d’enregistrement, graphique des courbes.

2° Marche générale de la chaleur dans la fièvre. — « Lors- » qu’une augmentation de la respiration s’observe dans, une » maladie aiguë ou chronique ou dès qu‘’il y a fièvre. Aussi pour » nous, chaleur anormale ou fièvre sont synonymes, nous le

déclarons une fois pour toutes. Cette élévation calorimétrique » varie, quant à son mode de début, à son degré d’intensité et » à sa terminaison suivant l’espèce nosologique. Une fois établie, » elle offre des périodes d’évolution et des stades de progression » en rapport avec les divers phases de la maladie. Considérée en » elle-même, ou peut subdiviser la marche de la chaleur morbide » en plusieurs périodes qu’on a appelées : période initiale, pé- » riode d’état et période de déclin; nous préférons les désigner » avec Thomas (de Leipzig) du nom de période ascendante, )) stationnaire ou descendante. »

Par l’étude de ces diverses périodes, l’auteur montre que tantôt l’ascension est rapide et tantôt graduée; que la période d’état peut atteindre des degrés plus ou moins élevés, quoique étroite-

ment limités; qu’elle présente des durées variables selon les espèces et des évolutions en rapport avec la gravité ; que la période descendante est tantôt rapide, tantôt graduelle, et qu’il y a une assez grande pi'oportion de durée et d’élévation entre ces trois périodes. L’agonie et la convalescence sont également signalées parla marche de la température, la première par un excès, la seconde par une diminution de la chaleur. '

3" Marche de la température considérée dans les différents groupes nosologiques, o En examinant à un point de vue synthé- » tique et abstrait la marche générale de la température dans » la maladie fébrile ; en comparant entre elles les périodes » d’augmenlalion, de stade et de, déclin, d’après les tableaux que » nous fournissent les observations les plus exactes ou nos propres » tableaux cliniques, on arrive à des déductions d"un grand » intérêt, tant au point de vue du classement des maladies eu » groupes nosologiques qu’à celui de la valeur séméiotique et dia- » gnostique des différents modes d’évolution de la température. » Il résulte de ces recherches que la chaleur morbide affecte » quélquès types prédéterminés,. suivant lesquels il paraît facile » de reconnaître et de classer les maladies selon la marche de la » température dans les différentes périodes. »

L’auteur range toutes les maladies fébriles aiguës en trois types généraux dont il étudie successivement les caractères : 1“ type très-rapide; 2“ type rapide; Ty" type traînant. De nombreuses courbes imprimées dans le texte fournissent les spécimens de ces différents modes fébriles.. Afin de donner un exemple de la portée de ces études pour éclairer la marche d’une maladie, on a re-, présenté la courbe de la fièvre typhoïde (fig. 175, page 785) : « Pour bien comprendre la marche d’ensemble de cette pyrexie, il faut la diviser en deux périodes : la première s’étend depuis le début de la maladiejusqu’à la formation complète des ulcérations intestinales;-c’est la {ihsro, primitive., la seule typique. Elle dure

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