HYDROGÈNE
pyrophoriques ; il est bon, si Ton désire avoir un produit très combustible, de ne chauffer que très peu; au lieu d'une grille on emploie alors une simple lampe à
alcool ou un brûleur à gaz ordinaire, que l'on tient à la main.
Le bioxyde de Ijaryum est réduit par l'hydrogène avec incandescence et production d'une belle flamme verte : il reste dans le tube de l'hydrate de baryum qui fond et généralement en détermine la ru[)ture ; on retarde celle-ci en doublant l'intérieur du tube avec une lame mince de mica transparent.
On remarquera, dans toutes ces expériences, la production de vapeur d'eau résultant de l'union de l'hydrogène libre avec l'oxygène de l'oxyde employé ; on pourra même, en faisant passer cette vapeur dans un tube refroidi extérieurement, obtenir de cette manière une certaine quantité d'eau synthétique.
Fig. iO. — Réduction des oxydes par l'hydrog.''ne.
95. Réduction des chlorures. — Les chlorures de métaux lourds sont réductibles par l'hydrogène, dans les
MANIPULATIONS CHIMIQUES
mêmes conditions que leurs oxydes : il y a alors dégagement d'acide chlorhydrique, que Ton reconnaîtra à ses fumées blanches, devenant plus épaisses en présence d'ammoniaque , ou encore au précipité blanc qu'il donne lorsqu'on en approche une baguette de verre trempée dans l'azotate d'argent.
Le cuivre que l'on obtient ainsi par réduction de son chlorure se dépose sur les parois du verre en formant une sorte de tube à parois minces.
Le chlorure d'argent peut même être réduit à froid par l'hydrogène naissant. On le montre en mettant sur le chlorure d'argent un fragment de zinc et un peu d'eau acidulée ; au bout de quelques minutes, il ne reste plus au fond du liquide qu'une poudre noirâtre d'argent très divisé.
96. Réduction des sulfures. — Certains sulfures peuvent enlin être ramenés à l'état métallique par l'hydrogène, au rouge; c'est le cas du sulfure d'antimoine Sb^S^ : il y a dans ce cas dégagement d'acide sulfhydrique, que l'on peut reconnaître à son odeur ou à sou action sur les sels de plomb, et dont on se débarrassera sans peine en adaptant à l'extrémité libre du tube à réduction un tube de plus petit diamètre, coudé et plongeant dans une solution de potasse : on obtiendra alors en même temps du sulfure de potassium.
97. Utilisation des résidus. — Lorsque la préparation est terminée, il reste dans le flacon producteur d'hydrogène une dissolution de sulfate ou de chlorure de zinc, surnageant un excès de métal.
Pour utiliser ces résidus, on décante le liquide et on l'évaporé dans une capsule de porcelaine : le sulfate de zinc, qui cristallise très aisément, se séparera (le lui-même par refroidissement de sa dissolution