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ACÉTYLÈNE

écrasée par un fourneau de pipe. Il est même possible, de cette façon, avec un simple brûleur de Bunsen convenablement réglé, une pipe en terre et un laveur à chlorure cuivreux ammoniacal, de préparer une quan-

tité d'acétylure de cuivre suffisante pour en tirer ensuite de l'acétylène pur.

On reconnaîtra les principales réactions de ce gaz et en particulier sa polymérisation par la chaleur, dans une cloche courbe reposant sur la cuve à mercure.

Remarque. — L'acétylène détone violemment à l'approche d'une flamme lorsqu'il est mélangé avec un excès d'air ou d'oxygène : l'éprouvette dans laquelle on fait l'expérience peut être brisée et il est prudent de prendre à l'avance toutes les précautions nécessaires pour n'être pas atteint par ses débris.

Fig". 68. — Préparation du Tacétylène.

MANIPULATIONS CHIMIQUES

230. Préparation du diiodoforme. — Dans un ballon de 250 centimètres cubes on introduit 5 grammes do carbure de calcium en poudre et 10 grammes d'iode, puis 100 centimètres cubes de benzène pur, et on verse goutte à goutte de l'eau, en agitant; quand la réaction est finie, on porte à l'ébullition, puis on décante, on agite la solution benzénique avec une solution étendue de potasse et on évapore sur le bain-marie dans uno petite capsule en porcelaine : le diiodoforme cristallise en belles aiguilles jaunes, qui sont souvent souillées de diiodacétylène reconnaissable à son odeur irritante; on le purifie par une seconde cristallisation dans le benzène bouillant.

231. Préparation de l'alcool. — Dans un flacon de 2 à 3 litres de capacité, on introduit 1 ou 2 litres d'une solution de glucose à 15 0/0, puis une centaine de grammes de levure de bière, délayée dans un peu d'eau. Après quelques heures la fermentation se déclare; quand elle est terminée, après deux ou trois jours, on décante le liquide et on distille, en présence d'un peu de paraffine pour éviter la mousse, en recueillant un volume de liquide égala la moitié environ de celui d'où l'on est parti; on rectifie cnlln, à Taide d'un tube de Le Bel et Henninger, en recueillant seulement ce qui passe de 78 à 80 degrés (fig. G9).

Pour avoii' de l'alcool absolu, on laisse digérer le liquide précédent sur un peu de baryte anhydre, pendant un jour ou deux, puis on distille à nouveau, sur le bain-marie. Il est bon alors d'opérer sous pression réduite, dans un vide partiel, pour assurer la distillation du liquide qui imprègne les fragments poreux de la baryte en excès.

Quand l'alcool d'où l'on part est déjà très concentré, quand, par exemple, il mar(|ue 98^ à l'alcoomètre de

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