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ALCOOL

Gay-Liissae, il suffît pour l'amener à l'état absolu d'y

Vï'^. t>y. — Ucctitication Ce l'alcjol.

faire dissoudre un fragment de sodium et de distiller

MANIPULATIONS CHIMIQUES

à nouveau. Il est prudent d'effectuer toutes ces distillations dans des appareils en métal, par exemple dans des bouteilles à mercure.

232. Préparation de l'aldéhyde méthylique {formol). — Dans un tube en verre vert, chauffé au rouge très sombre et contenant de la tournure de cuivre, fortement tassée sur une longueur de quelques centimètres, on fait passer un mélange d'air et de vapeurs d'alcool métliylique, obtenu en dirigeant, par une soufflerie, un courant d'air ordinaire dans un flacon laveur à moitié rempli d'esprit de bois tiède. L'alcool métliylique s'oxyde avec dégagement de chaleur en passant sur le cuivre et se transforme en un mélange d'acide carbonique, de vapeur d'eau et d'aldéhyde formique, que Ton condense dans un réfrigérant fortement refroidi.

En évaporant dans une capsule, sur le bain-marie, une pareille solution d'aldéhyde formique avec un excès d'ammoniaque, on obtient un corps blanc, cristallisé, qui répond à la formule C^H^2^z^ et est connu sous le nom de méthylènamine.

On vérifiera que le produit obtenu possède bien les propriétés des aldéhydes en le faisant agir sur une solution ammoniacale de nitrate d'argent, qu'il réduit à l'état métallique.

233. Préparation de l'aldéhyde ordinaire. — Dans un ballon de 2 litres, chauffé au bain-marie vers 50 degrés, on introduit 200 grammes de bichromate de potasse et un peu d'alcool, puis on y adapte un bouchon à deux trous, livrant passage à une colonne de Le Bel et Henninger (10 boules au moins) et à un tube à brome, puis on laisse couler goutte à goutte, à l'aide de celui-ci, un mélange préparé à l'avance de

GLUCOSE

20 parties d'acide sulfuriqiie et 80 parties d'alcool à 20 0/0.

L'aldéhyde formée distille et est recueillie à l'extrémité du réfrigérant, que l'on doit maintenir à une température aussi basse que possible. Si le produit n'est pas immédiatement pur, on le rectifiera à nouveau, toujours avec la colonne, en recueillant ce qui passe à 21 degrés.

Avec l'aldéhyde ordinaire il est facile de vérifier toutes les réactions caractéristiques des aldéhydes en général.

234. Préparation du glucose. — On délaye 100 gr. d'amidon dans une petite quantité d'eau, puis on fait couler cette bouillie claire, en agitant, dans un ballon i-enfermant un litre d'eau, acidulée par 50 grammes d'acide sulfurique. On maintient au bain-marie, vers 100 degrés, jusqu'à ce que le liquide soit devenu clair et qu'il ne se colore plus en bleu par l'iode, puis on sature par de la craie en poudre ou mieux du carbonate de baryum, que l'on ajoute peu à peu et en agitant, on filtre et on évapore la liqueur, qui doit être absolument neutre au tournesol, jusqu'à consistance de sirop épais; on laisse alors refroidir, on introduit dans la masse quelques parcelles de glucose solide préparé à l'avance et on abandonne à la cristallisation spontanée, qui se fait attendre quelquefois plusieurs jours.

Les cristaux, toujours très petits, doivent être essorés par le vide ou sur des plaques poreuses, en plâtre ou en porcelaine dégourdie.

On vérifiera que le glucose réduit à chaud la liqueur de Fehling et le nitrate d'argent ammoniacal; enfin on pourra le transformer en (jlueosa.zone C^^H^-Az'^O'' en le cliauffant à 100'', sur le bain-marie, avec une so-

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lution d'acétate de phénylhydrazine. La phénylgliicosazone qui se forme ainsi est un corps jaune, presque insoluble dans l'eau, qui présente au microscope l'aspect de fines aiguilles réunies en faisceaux.

235. Préparation du sucre. — On exprime des betteraves à sucre, de manière à recueillir 2 ou 3 litres de jus, puis on ajoute à celui-ci 100 à 150 grammes de chaux vive, préalablement éteinte et délayée dans un peu d'eau, on porte à 80 degrés dans une capsule de porcelaine et on fait passer dans le mélange un cou rant d'anhydride carbonique jusqu'à ce qu'il ne mani feste plus sensiblement de réaction alcaline; alors on filtre et on recommence la même opération en ne mettant plus, cette fois, que 5 grammes de chaux par litre de liquide.

La liqueur filtrée est alors concentrée sur le bainmarie, décolorée, s'il y a lieu, par un peu de noir animal en poudre, et amenée à l'état de sirop épais, que l'on délaye dans une petite quantité d'alcool et qu'on ensemence avec une parcelle de sucre ordinaire en poudre. La cristallisation se produit rapidement; on purifie la matière en la lavant à l'alcool ou en la faisant recristalliser dans l'eau, toujours en présence d'alcool. On vérifiera que le produit n'a d'action sur la liqueur de Fehling qu'après avoir été chautïe avec un acide étendu et qu'il donne avec l'acétate de phénylhydrazine la même réaction que le glucose.

236. Préparation de Tamidon. — On commence par préparer une pâte épaisse et bien plastique avec de la farine et de l'eau, puis on malaxe cette pâte sous un mince filet d'eau, en se plaçant au-dessus d'un tamis très fin, reposant lui-même sur une terrine ou un cristallisoir : l'amidon est entraîné par l'eau et bientôt

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