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applical)les à un grand nombre do maladies. Ce trouble général est dû à l'intoxication des circulations lymphatique et sanguine par l'agent septique inoculé. Il se manifeste avec des symptômes identiques dans leurs formes et qui ne varient que dans leur degré d'intensité selon que le poison est plus ou moins violent et plus ou moins abondant. Les maladies de la peau étant quelquefois compliquées de maladies des membranes muqueuses ou des viscères, ces complications doivent être étudiées.
Eœamen de la matière bleuâtre eœcrémentitielle d'un individu atteint de la fièvre putride. — Globules transparents irrégulièrement sphériques ; un petit nombre doués de mouvement volontaire.
Fièvres du Juruarie. — Comme nous l'avons déjà dit, les germes introduits dans l'économie par une ou plusieurs attaques de fièvres intermittentes ont une tendance à reproduire ces mêmes affections même à des époques lointaines. Sous ce rapport, les fièvres du Juruarie, canton d'Upata, dans la Guyane espagnole, sont d'une ténacité qui forme le caractère spécial des affections de cette localité. Elles se reproduisent à différents intervalles, malgré les traitements en apparence les plus complets et les mieux dirigés, plusieurs années après la première attaque.
Fièvre jaune.
Le vomissemenl noir (typhus amaril, typhus ictérode) fit son apparition à Cumana dans le commencement du mois d'octobre 1853. La première victime fut mi Margaritain qui prit le germe de cette maladie à Barcelone où elle rognait alors, et succomba peu de jours après son arrivée dans cette partie de notre ville qui porte le nom de Salado.
Le typhus ne tarda pas à se propager au milieu de nos ruines, d'abord par un petit nombre de cas. A la fin de décembre et dans les mois de janvier et février, les pluies, pluies connues sous le nom de garuas, généralisèrent le mal, qui s'étendit sur la presque totalité de la population. Il y eut des familles qui comptaient à la fois quatre, six et même jusqu'à onze malades.
M. Valentin Machado, commandant du génie et gouverneur de la province, alarmé de l'invasion du fléau épidémique, convoqua le Conseil de santés qui dans un arrêté du 25 octobre chargea le licencié Casares et moi de la rédaction des préceptes hygiéniques les plus efficaces pour prévenir les ravages de la maladie.
Dans la même séance, le Conseil de santé me nomma médecin de la ville, avec la mission de donner mes soins gratuits aux familles pauvres. Cette mesure à la fois humaine et politique était d'autant plus nécessaire qu'un grand nombre des hal)itants de Cumana, par suite du tremblement de terre du 15 juillet, se trouvaient réduits à la dernière misère. Des secours furent également votés pour la distribution gratuite des médicaments aux personnes nécessiteuses. Les alarmes excitées par l'apparition du typhus amaril au milieu des ruines de Cumana n'étaient malheureusement que trop légitimes. De grandes masses de matières putrescibles restaient entassées sous les débris des maisons, et la fermentation de ces substances, activée par les pluies, et les fortes chaleurs de la saison, faisait de cette ville un vaste foyer d'infection. Aussi