‹ Travaux scientifiques exécutés à la tour de trois cents mètres de 1889 à 1900Chapitre 5 sur 46 · CHAPITRE Uî · texte numérisé non relu

CHAPITRE Uî

§ 1. — Avant-propos.

La Tour est un observatoire météorologique incomparable, dont le caractère ne tient pas à son altitude absolue, laquelle est seulement de }J4 m\ ce caractère dépend essentiellement de la hauteur au-dessus du terrain de la couche d air considérée, pour laquelle sont écartées les perturbations dues au voisinage immédiat du sol.

Déjà à cette faible hauteur de joo m, les phénomènes de vent et de température sont absolument différents de ceux qui se passent au niveau du sol , dont la température propre et le relief communiquent aux couches voisines des variations tout à fait spéciales.

A cette hauteur, l'amplitude des variations de température ou d'état hygrométrique est bien moindre que près du sol ; les vents sont plus réguliers et plus forts, et en somme ce n'est que dans les stations de montagnes élevées que l'on retrouve des résultats analogues à ceux que fournil la Tour.

Aussi, dès Torigine de la construction, en 1889, il a été installé, par les soins et sous la direction de M. E. Mascart, Membre de l'Institut et Directeur du Bureau central météorologique de France, un service de météorologie extrêmement important.

.Les instruments de mesure sont disposés sur la petite plate-forme

de 1,60 m de diamètre qui termine la Tour à joo rn du sol ; à l'aide d'un câble, ils transmettent électriquement leurs indications à des appareils enregistreurs situés au rez-de-chaussée du Bureau central, qui est voisin.

Toutes les observations sont relevées heure par heure : pour le vent en vilesse et en direction, pour la température, pour la pression atmosphérique, pour Télat hygrométrique, etc. ; elles sont inscrites sur les registres du Bureau et leur résumé figure dans le Bulletin publié journellement.

Ces observations sont centralisées par M. Alfred Angot, docteur es sciences, météorologiste titulaire du Bureau central, qui en a analysé les résultats comparativement aux observations faites dans le local du Bureau central ; ils font l'objet de savants Mémoires insérés dans les Annales du Bureau. Tous ceux que ces questions intéressent devront les consulter ; ils renferment tous les documents détaillés et leur discussion scientifique. Un premier Mémoire concerne les résultats de 1889; cinq autres, ceux des années 1890, 1891, 1892, 1893 et 1894. Enfin, un Mémoire général récapitule les observations de ces cinq années, sauf celles relatives au vent, qui font l'objet d'un Mémoire spécial allant jusqu'en 1895.

Un deuxième Mémoire récapitulatif allant jusqu'en 1899 ^^^ ^^ préparation et sera publié en 1900.

Cet ensemble forme un véritable monument scientifique qui fait le plus grand honneur à son auteur.

Les paragraphes qui suivent en sont textuellement extraits ; nous en avons omis les parties mathématiques et celles qui, par leur caractère de science trop spéciale, ne rentraient pas dans le cadre de cet ouvrage.

§ 2. — Premières observations des années 1889 et 1890.

[Annales du Bureau central météorologique,)

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