Dans l'édition de Dlcange il y a seulement : « pour ce ke
sages extraits par Charondas * se trouvent de même dans le
Voilà sur quoi je me fonde pour affirmer que la Pratique de Guido est un remaniement du Livre de la reine Blanche.
La preuve que la Pratique de Guido n'est pas identique avec ce livre , c'est d'abord que quelques extraits donnés par Charondas se retrouvent textuellement dans les Etablissements de Saint-Louis3; c'est ensuite que, d'après Charondas3, Guido parle fréquemment du parloir aux bourgeois, mentionne le privilège du scel du Châlelet, le privilège des bourgeois de Paris pour les criées des maisons ruineuses, l'établissement du roi Philippe accordant aux Parisiens roturiers la garde bourgeoise de leurs enfanls mineurs, etc. : toutes choses qui sont étrangères aux diverses parties dont se composait le Livre de la reine Blanche , et que je crois appartenir incontestablement à une époque postérieure.
Du boula y, dans son Histoire de l'université de Paris4, dit avoir vu un traité sur la manière de rendre la justice, dédié à Philippe - Auguste et écrit en français, qui se trouvait
« nus n'cnprist onqucs mais devant moi ccstc cosc dont j'ai * ; ce qui n'est guère intelligible : mais tous les manuscrits que j'ai collationnés ajoutent le mot essentiel essamplaire.
1. Annotations sur le Grand Coutumier, édit. de 1598, p. 99, 300,333, 336. — Idem sur la Somme rural , p. 142, 462, 513, 556, 885.
2. Cbarondas, sur le Grand Coutumier, p. 167, 534. — Idem sur la Somme rural , p. 546, 866 (Etablissements, I. I , ch. 125, 90, 97, 47).