Grand Coutumier, p. 332, 95, 169, 276. i. T. Il, p
dans la bibliothèque du médecin Menlel. Celle indication de Duboulay a été reproduite dans l'Histoire littéraire de la France' , sans aucun renseignement ultérieur. Resterait à savoir si la dédicace à Philippe II n'est pas une pure supposition de Duboulay ou une mention peu authentique. Peutêtre cette Pratique était-elle celle de Guido, ou bien était-ce le livre dédié à Philippe III? Quoi qu'il en soit, je n'ai pu jusqu'ici retrouver ni la Pratique de Guido, ni l'a nomme de Duboulay.
Mais je dois parler d'un autre anonyme qui remania et amplifia le Conseil de Pierre de Fontaines d'après les Coutumes d'Artois, comme Guido parait l'avoir fait en y ajoutant les coutumes particulières de Paris. Ce Coulumier d'Artois a été publié par Maillard, dans la seconde édition de ses Notes sur la coutume de cette province, sur un manuscrit de la bibliothèque royale (1250, Colbert; aujourd'hui 9822,3 J). Il y en a un second manuscrit (9822,3 ), plus récent, qui présente un certain nombre de variantes. Comme ce monument intéressant de l'histoire de notre Droit , relégué dans un in-folio qu'on ne consulte plus guère, semble v être resté à peu près inconnu des historiens et dédaigné des jurisconsultes, je me flatte qu'on ne regardera pas comme un hors -d'oeuvre inutile ce que j'en vais dire pour compléter cette Notice. En voici le titre :
« Cis livres parole des Coiistumes et des usages d'Artoys „ en la manière que on en soloit user, et que on en deve- « roit, sclonc ce que on soloit user anchiennement. Mais « il est orendroit qui les dépèce de jour en jour : et si sont « ces coiistumes en partie accordées as lois et selonc droit
t. T. XV, p. .111.
m escripl. Et en a mis chis qui les traita en test livre de « chacun un peu quant à enformer un sien fil , par quoi il « peust et seust aidier aucun sien ami, se requis en es toit, m et pour ce que il fust plus clervéans et micus retcnans en m autre sienoe et ens es paroles des sages homes dou pais.
• Dont li titlc de cest livre sont escrit ou commcnchem ment, etc.*
Le prologue reproduit, sauf quelques retranchements quelques additions et quelques transpositions , les deux premiers chapitres du Conseil de Pierre de Fontaines, dont le nom cependant ne s'y trouve point ; mais la phrase où l'auteur déclare être le premier qui ait écrit un ouvrage de ce genre, a été, comme dans Guido, scrupuleusement reproduite.
L'ouvrage se compose de cinquante- quatre chapitres, tirés en partie du Conseil de Pierre de Fontaines, en partie de* Etablissement* de Saint-Louis, en partie des textes du Droit romain ( du Livre la Heine?), mais principalement de l'expérience propre et pratique de l'auteur , qui rapporte fréquemment ce qu'il vit «en la court le Conte à Arras,» ou
• en la court le Roi à Dorlens," ou dans d'autres tribunaux de la province.
Alors même qu'il copie Pierre de Fontaines ou les Etablissements, l'auteur de ce eoutumier y ajoute presque toujours quelque détail explicatif, soit une définition, soit un exemple. C'est ainsi qu'il formule positivement a* qu'on est disposé à inférer des chapitres des Établissements relatifs à la justice du baron ( haute ou grande justice', et à celle du va\.iv*-ur vo\cre, voirie , justice vicomticre, moyenne justice ... «Li Uts, dit-il' , si a toutes justices en sa terre;» et