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meuble et chatel, et ce qui est héritage' : h Je t'i respon- « drai , dit-il , selonc ce que je vi. Il fu debas et plais meus « en la court le rov entre le conte d'Artois et le conte de « Clermont , qui demandoient à avoir moitié li uns à l'autre « des moebles et des chateus qui demouré leur estoient et « eskeu de le mort Medame de Bourbonnois , que Messire « d'Artois eut à fenme; et li cuens de Clermont avoit le « fille qui hoirs estoit de Bourbonnois: et demandoient ces m chateus et ces moebles par les couslumes des pais. Dont « auditeur de par le roy furent envoiiet à Arras por savoir m par le coustume d'Artoys, que chose estoient moeble et « chatel, et quel chose estoit hiritages.»
L'on voit qu'il s'agit ici de Robert II , comte d'Artois, qui avait épousé en secondes noces Agnès, dame de Bourbon, et de Robert de France , comte de Clermont en Beauvoisis , sixième fils de Saint-Louis, marié à Béatrix, fille du premier lit et héritière d'Agnès. Agnès mourut en 1283 : le procès dont il s'agit est donc postérieur à cette date. D'un autre côté , le comte d'Artois mourut en 1302 : donc le procès est antérieur. On voit que l'auteur, contemporain de ces événements, a dû écrire sur la fin du treizième siècle ou au commencement du siècle suivant.
Plusieurs autres faits historiques relatés dans ce coutumier concourent à en fixer l'époque aux environs de l'an 1300. C'est ce que Maillard a fort bien établi dans une lettre insérée en 173$ au Mercure de France.