‹ Travaux sur l'histoire du droit françaisChapitre 227 sur 250 · APRES LE POINT DE VUE H1ST. PAR M. STAIIL · texte numérisé non relu

APRES LE POINT DE VUE H1ST. PAR M. STAIIL

naturel pur a pour principe la notion d'un èlre simplement raisonnable.

Les diverses prescriptions morales diffèrent suivant la diversité de leur objet ou de la sphère dans laquelle elles s'appliquent. Chaque mode de l'existence, chaque forme de la société, chaque rapport, chaque institution, a sa fin morale propre, et par conséquent sa loi. Mais le rationalisme n'admet point de ces influences extérieures, étrangères à son premier principe; il est condamné à en faire abstraction. C'est ce qui est arrivé surtout pour la société civile et politique : l'état de nature n'est pas autre chose.

Aussi le rationalisme ne part-il point, comme la philosophie des Grecs, de l'organisation de l'Etat pour arriver aux lois de la conduite des citoyens; il s'adresse aux individus, leur donne leur loi, et l'Etat se forme en conséquence. Le droit naturel ne contient de prescriptions que pour les actions isolées des individus.

Le droit naturel ne peut de même régler la conduite de l'homme que vis-à-vis de l'homme ou visà-vis de la raison. Sous le premier rapport il lui prescrit, selon la différence des systèmes, de chercher, soit sa sûreté, soit son bonheur, soit le bonheur ou la liberté de ses semblables, etc.; sous le second, il lui fait un devoir d'agir toujours d'une manière conséquente. De ce point de vue, des devoirs envers Dieu seraient un non-sens, et Kant les a bannis do l'éthique.

RÉSUMÉ DE LA PHILOSOPHIE Dl DROIT

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